« SECURITE SOCIALE » , Où VONT-ILS CHERCHER TOUT çA !

Cette réflexion a échappé à un libéral bon teint… alors même que je veux évoquer l’action de William Henry BEVERIDGE…

Après des études à Oxford, sa jeune réputation d’économiste l’amène a diriger les services officiels du chômage et du placement, ce qui lui vaut rapidement de faire figure de spécialiste du chômage. Pendant la seconde guerre mondiale, le gouvernement britannique lui confie la direction d’un comité interministériel chargé d’un rapport sur les nombreux systèmes d’assurance sociale au Royaume Uni. Il rend ce rapport en décembre 1942, lequel s’avère être une véritable refonte. Influencé par Keynes puis soutenu par celui-ci, BEVERIDGE dévoile son idée maîtresse = dans un pays riche, l’indigence de certains citoyens est un scandale qui doit être éradiqué (ce qui est tout à fait possible à ses yeux).

rassurant

Ainsi BEVERIDGE affirme le droit de chacun, en cas de perte d’emploi, à la garantie d’un revenu minimal; pour la maladie, la retraite, le chômage. Ce faisant, Il renverse certaines idées traditionnellement admises en présentant la dépense sociale comme pouvant être un facteur essentiel de la reprise économique.

Peut-être s’est-i souvenu d’Henry FORD qui proclamait : «  »Payez bien vos ouvriers pour qu’ils puissent acheter vos produits ». FORD, inventeur du travail à la chaîne, constatait les énormes gains de productivité. Or, « le salaire est considéré par chaque entreprise exclusivement comme un coût qu’il faut diminuer autant que possible, alors que c’est un élément essentiel de la demande globale« . Mais il prêcha dans le désert, seul KELLOG passa ses usines à 30 heures en maintenant les salaires des ouvriers, pendant que FORD doublait les rémunérations des siens…

Et ce ne sera qu’après la dernière guerre (39-45) qu’on prêtera attention (momentanément…) à un plus juste équilibre dans la répartition des gains de productivité.

« Pour fonctionner, le capitalisme a besoin d’une demande forte et régulière » professait BEVERIDGE.

Il sera considéré comme le Père de la Sécurité sociale. C’est la naissance d’une authentique solidarité nationale.

Voir : « Le livre noir du capitalisme de P. Larrouturou

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