LETTRE OUVERTE AUX ADEPTES DE LA CONCURRENCE

Afin de remettre les choses d’aplomb !

Chanter les vertus de la concurrence en dissimulant la nécessité -pour la préserver, cette concurrence – d’encadrer la liberté économique par des institutions juridiques et politiques, est-ce loyal ?

L’intervention du législateur est le thème central de l’oeuvre de SISMONDI : « La société libérale ne peut durer que si toutes les classes sont dans l’aisance. » Ah bon ? Aujourd’hui 10 % des citoyens s’enrichissent quand 90 % s’appauvrissent ! Et certains ont le toupet de continuer à brûler des cierges à la concurrence ?

La dérégulation – la fameuse mondialisation voulue par les Américains – a poussé au chômage de masse pour casser la protection sociale au profit des entreprises. Cette protection (les « amortisseurs économiques ») qui ont valu aux Français de mieux supporter la crise économique de 2008 que d’autres, vous ne pouvez l’ignorer comme vous le faites, vous, les poteurs de cierges ! La « concurrence pure et parfaite » est une hypothèse abstraite, un voeu pieu, une incantation… ignorant les pratiques anticoncurrentielles des entreprises.

D’où la législation antitrust – aux Etats-Unis, pas eu URSS ! – dès 1875. Pour empêcher les compagnies industrielles, commerciales ou financières à procéder à des concentrations. La loi Sherman intervient pour protéger la libre concurrence, freiner la tendance à la création de monopoles. La grande crise de 1929 met fin à une vague de fusions et de concentrations qui avaient pu avoir lieu malgré la loi. Plus tard, en 1946, le département de la Justice souligne la gravité croissante du problème des monopoles.

Ces comportements – concertés – des entreprises marquent une volonté délibérée de porter atteinte à la liberté économique et à la libre concurrence. Elles foulent aux pieds leur propres principes…

Et il existe encore des professeurs pour enfants des écoles et aussi leurs parents qui vantent ce libéralisme économique ! Des têtes dures on vous dit…

Voir…

Publicités

DES AMAP DE LA CULTURE !

Depuis 2001, le principe des AMAP est connu : s’approvisionner en fruits et légumes de saison dans le système des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Pour cela, il faut en général s’engager pour un an afin que le cultivateur puisse s’organiser.

La démarche permet le respect du producteur, et que tout ce qui est cultivé est consommé (c’est loin d’être le cas en grandes surfaces !)

L'Automne, Récolte, Action De Grâces

Depuis quelque temps, inspiré du principe des AMAP, il est proposé une offre culturelle à des contributeurs qui bénéficient, par exemple, trois fois l’an, de deux places pour un spectacle vivant, d’une oeuvre physique comme un livre ou une BD et une invitation à un atelier créatif.. Le but étant de créer un circuit court de la culture donc de promouvoir des artistes locaux mais aussi fe faire partager au public le processus de création. Cette méthode pousse à la découverte d’oeuvres et à la rencontre avec des artistes.

A Paris, la coordinatrice de l’association Kilti (qui vient de fermer ses portes faute de subvention) Landrine Verbraeken a lancé un collectif francophone de paniers culturels.

Un autre point de vue consiste à refuser les subventions : « C’est un acte volontaire qui doit venir du citoyen ».

Cela rappelle d’une certaine façon les « abonnés » au théâtre d’Antoine.

Lire Politis

L’AUTEUR CONTRIT ET REPENTANT…

Oui, je suis l’auteur contrit et repentant…

Je ne sais décidément pas me conduire !

*

Je lisais l’autre jour un blogueur qui disait en résumé : « Dans la vraie vie, si vous receviez une critique favorable de l’un de vos bouquins, vous prendriez votre plus belle plume pour faire acte de reconnaissance. Eh bien, sur la toile… »

J’ai pris cela en pleine tête, pas eu le temps d’esquiver…

C’est pourtant vrai, lorsque je lis sur le blog de « je lis en numérique » : « Ainsi  commence l’histoire de ce polar captivant et écrit intelligemment. Marcus est le détective  sympathique et humain que l’on aime suivre dans sa quête de justice […] Le jeune frère de Marcus se trouvera lui aussi impliqué ce qui amènera des moments très touchants. », une bouffée de satisfaction m’envahit. Et vous pensez que mon premier réflexe est de sauter sur ma boîte à emails ? Que nenni ! Je n’y pense même pas, quand bien même je ne suis pas un « Geek » chevronné…

Qu’ont ressenti « Je lis… » et « Yuya 46 » à mon apparente indifférence ? « Yuya » qui écrivait : « J’ai été entraîné par l’enquête de Marcus, sur fond politique. Nombreux rebondissements, on ne s’ennuie pas. Nous sommes dans un polar avec du suspense, de la violence, mais également avec sa dose d’humour. » Ai-je réagis ? Je me giflerais.

« Tatiana », elle aussi, témoigne : « Intrigue et histoire intéressantes ; le ton en est assez amusant à travers les répliques de Marcus… »

Aujourd’hui, je suis honteux, déconfit, en prenant conscience que nos rapports n’ont aucun raison de se différencier de la « vraie vie ».

Nager, Rituel, Méditation, Suicid

Y compris à l’égard de « Gilbert » qui écrivait : « les phrases sont courtes, le style fluide et les personnages attachants. L’intrigue est bien menée avec des rebondissements et un final inattendu. »

A tous et toutes, pardonnez-moi !

Le roman du délit : « MICMACS HORRIBILIS »

LOCUTIONS IMAGEES, EXPRESSIONS FIGUREES DU FRANCAIS

On pourrait appliquer aux expressions imagées de la langue française ce que MONTAIGNE disait de la poésie : « Le parler qui frappe est un bien parler. »

Livre, Lecture, Littérature

Au contraire du discours amphigourique de Macron, selon Mélenchon.

Pour ma part, j’ai toujours adoré ces locations figurées de notre langue. Mais que d’étonnements !

Il paraît que j’ai « des yeux de lapin blanc« … ? Les yeux rouges, c’est ça ? Oui, cela me rappelle les lapins de ma grand-mère : elle élevait une kyrielle de lapins au pelage blanc immaculé qui, tous avaient les yeux rouges !

Donc, je suis enrhumé; aussi je me disais « mal foutu« . Pas la peine  de me mirer longuement dans la glace, il y a beau temps que je ne me fais aucune illusion,  est-ce une raison pour m’accuser de « cracher mes doublures » ? Mes doublures, non mais des fois…

Se « faire la malle » est suffisamment explicite à l’inverse de « mettre les bouts« . Quels bouts ? Bien mystérieux pour un non pratiquant…

De nature inquiète, il est courant de « se faire des cheveux » (j’en aurais bien besoin…) mais on ne voit pas très bien quelle lotion capillaire met en branle ses produits actifs (actifs ?)

Par ailleurs, rendez-vous compte de la douleur engendrée par qui a « le compas dans l’oeil« . Insupportable prise au pied de la lettre…

« Avoir les jetons« , cela évoque irrésistiblement le casino, son tapis vert, et… la grimace finale. De là, une peur prémonitoire… ?

Par une période de canicule, il est logique de « se rincer la dalle » mais voilà qu' »être rincé » – trempé par la pluie – met en oeuvre un mélange de liquides quasiment sacrilège !

Que penser alors de l’expression « je m’en bats l’oeil avec une patte d’alligator femelle« … ?

Lire : 

 

D’ALBERT CAMUS, UN AVIS AUTORISé

On pourrait aussi bien titrer : Roger Martin Du Gard et la modernité.

Roger Martin Du Gard vient de terminer « Jean Barois » et le présente à Bernard Grasset, l’éditeur. Il portait alors le titre « S’affranchir ». Ce n’est pas un roman, c’est un dossier, juge Grasset, votre livre est absolument raté. »

L’auteur tente sa chance auprès des éditions Gallimard ; où André Gide conseille de le publier (« sans hésiter »)

Plus tard, Albert Camus considérera que le livre de Martin Du Gard est peut-être le seul – et dans ce sens, plus que Gide et Valéry – à être un précurseur de la littérature d’aujourd’hui. »

Subjectivité ?

Livre, Ouvert, Lis, Livre Ouvert, Blanc

De nos jours, on fait remarquer que ce roman est écrit dans le style du théâtre : entre les dialogues, il n’y a que des raccords descriptifs ou narratifs, analogues à des indications de mise en scène ; ce qui témoigne d’un souci de renouvellement et d’expérimentation formelle.

Perspicace Albert Camus.

Voir éditions Gallimard

LA BASTILLE DéPECéE

Juillet 1789, la Bastille est tout juste prise. Quelques jours plus tard, des ouvriers démontent, pierre après pierre, le symbole du pouvoir monarchique. L’explication ? Profitant du chaos ambiant, l’entrepreneur PALLOY s’est octroyé – pas moins – le monopole de la démolition !

https://i1.wp.com/gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6942900p/f1.highres

Ces pierres de taille magnifiques, il compte bien les revendre rapidement car plusieurs grands projets d’urbanisme se trouvent en panne faute de financement mais aussi de matériaux.

C’est le cas du pont de la Concorde depuis plus de soixante ans ! Son architecte, PERRONET profite de l’occasion qui lui est offerte. Ce sera l’un des premiers ponts plats de Paris (afin de favoriser la circulation des véhicules… déjà !). Les pierres de la Bastille paveront le pont, ainsi le peuple piétinera allègrement l’ancienne prison royale…

Mais l’imaginatif PALLOY a un autre projet : utiliser les plus petites pierres en les faisant sculpter en dizaines de petites maquettes ! Un commerce qui s’avèrera lucratif…

La Tour Eiffel avant l’heure !

Voir artips

ETIEMBLE : PARLEZ-VOUS FRANGLAIS ?

Aujourd’hui, au moins sur les réseaux sociaux, les blogs, on ne traite pas des « sujets » mais des « topics« ; on n’utilise pas des « formes » dans le sens de « patrons » mais plutôt des « templates« ; on ne réclame pas à ses abonnés des réactions mais des « feedbacks« . Enfin, comble du snobisme, on remplace dans un article de blog le terme « communiqué de presse » par… « press release« … ???

Chien, Modèle, Bouledogue Français, Vue

L’anglomanie n’est pas morte, savez-vous, avec tous ces jeunes gens à la mode qui courent derrière…

C’est ETIEMBLE qui, percevant le danger, publie un ouvrage au titre prémonitoire, « Parlez-vous franglais ?« , satire qui le fit connaître du grand public. C’est au nom de l’universel, de la richesse propre à chaque culture, contre l’affaiblissement du français, qu’Etiemble rédige sa polémique, véritable croisade contre le « franglais ». Homme des Lumières, il mène tous les combats contre les racisme, contre l’intolérance religieuse, contre le « prêt-à-penser » d’hier et d’aujourd’hui, vitupérant les intellectuels « qui courent après les modes et les toquades« . D’une prodigieuse culture, il est l’introducteur de la littérature orientale, chinoise et japonaise en France.

Il reconnaît Julien BENDA (1867-1956) pour son maître. Pas étonnant quand on sait que Benda refuse presque toutes les modes philosophiques et politiques. L’auteur de « La trahison des clercs » accuse les intellectuels de trahir quand, au lieu de dire toute la vérité, sans souci des conséquences, il transigent avec le temporel, aliénant leur liberté souveraine de juger, de condamner.

Entre les deux hommes, on discerne la communauté de pensée…

LE GONCOURT DES LYCEENS, QU’EST-CE ?

Il fait vendre plus que « Le Goncourt », vous vous rendez compte ?

En fait, c’est un prix littéraire français, né en 1988, créé par la FNAC et le rectorat de Rennes, avec la bienveillance de l’Académie Goncourt. Voilà qui explique l’utilisation du mot « Goncourt » ! Mais… la FNAC ? Nous verrons que c’est la FNAC qui fournit les exemplaires de la sélection, le nerf de la guerre en somme ! Participation sans nul doute intéressée…

Il exista, de 1989 à 2007, un prix distinct intitulé « Bourse Goncourt jeunesse », avec l’accord de l’Académie Goncourt mais sans la FNAC, cette fois. Aujourd’hui, c’est un prix littéraire organisé par la FNAC et le ministère de l’Education nationale.

Garçon, Livre, Reding, Enfant, L'École

Mais dans le nombre dément des livres qui sont présentés en septembre, quel est le filtre inévitable ? La sélection est assurée par les membres de l’Académie Goncourt eux-mêmes; elle comporte 15 livres. Puis 52 classes de jeunes de 15 à 18 ans (soit environ 2 000) travaillent pendant 2 mois sur les romans de cette sélection, aidés par des professeurs de l’association « Bruit de Lire » et le réseau « Canopé« ; des rencontres avec les auteurs choisis sont organisées durant ces deux mois. Il  en émerge 4 romans finalistes. Par ailleurs, 13 lycéens sont désignés « délégués nationaux » pour venir délibérer à huis-clos à Rennes, berceau du prix.

Le but poursuivi est évident : faire découvrir aux lycéens la littérature contemporaine en même temps que susciter l’envie de lire. Seule la présence de la FNAC me fait tiquer… Mais enfin, nous savons tous parfaitement que les prix littéraires sont là pour vendre !

 

DES PERSONNAGES : AGENT SECRET, MISEREUX, POSEUR DE BOMBE, REVOLTE… DES HOMMES DE L’OMBRE.

J’ai fait le choix d’introduire dans mes romans policiers des forces en action dans la vie, parfois même dans la vie de tous les jours. L’agent secret du contre-espionnage existe, le révolté qui glisse dans la clandestinité également; le miséreux qui se laisse entraîner dans la pose de bombes, le raciste qui trouve une justification dans les prêches de l’extrême-droite, le voyou attiré par l’argent facile… tout ce monde se dévoile parfois dans les faits divers. Ou dans des scandales très vite étouffés. Là où émerge ces hommes de l’ombre.

Au demeurant, cela nous change des tueurs en série, et contribue à renouveler la problématique.

Certes, je ne suis pas un pionnier en la matière, cependant chaque roman reste, pour le lecteur comme pour l’auteur, une aventure nouvelle, autant la favoriser.

https://jeanclaudethibaultleblog.wordpress.com/2017/09/24/des-personnages-de-polar/

PARADIS FISCAUX ET DUMPING FISCAL…

J’en suis baba de ces 40 000 voleurs… !

Cependant, la disparité des taux d’imposition des entreprises en Europe procède, d’une certaine manière, du même esprit que les paradis fiscaux : fuir l’impôt dû au pays de son activité ou bien payer le moins possible. Et la totalité de l’impôt nécessaire à l’économie de la nation retombe sur les épaules des honnêtes citoyens. Amputé ainsi par les grandes sociétés, il entraîne la diminution des services publics !

Remerciez contribuables, les voici les voleurs !

Après l’Irlande, de nombreux pays ont pratiqué le « dumping fiscal« , en dernier lieu la « vertueuse » Allemagne, et voilà Macron qui se joint à la troupe en faisant passer le taux d’imposition des sociétés, je cite de mémoire, de 33% à 25 %.. Pour attirer les entreprises qui vont « exporter » leur chiffre d’affaires dans des paradis fiscaux ?

Il y a une connivence – à tout le moins une tolérance coupable – des politiciens au pouvoir. Et Macron n’a rien changé; au contraire, son « nouveau monde » pue l’ancien !

A la suite des fuites que nous savons, ils vont tous rivaliser d’indignation. C’est pitoyable.