DES BONNES FEUILLES, DIT-ON…

Aujourd’hui, je vous propose un extrait de « Mortifère l’actionnaire ! » pour vous en donner une idée…

 

Chapitre 18

L’homme à la lourde mâchoire récupérait sa poubelle sur le trottoir. Il jeta un coup d’œil inquisiteur aux alentours avant de franchir la grille basse qui délimitait le jardinet. La maison individuelle au crépi jaune était identique, à peu de chose près, aux habitations voisines : elle sortait du même moule.

La poubelle rangée, il scruta une nouvelle fois la rue de son air méfiant. C’est à ce moment qu’il remarqua l’aveugle aux lunettes noires.

La canne blanche en avant, le menton relevé, un bonnet de ski noir enfoncé jusqu’aux yeux, il passait lentement sur le trottoir d’en face dans son imperméable mastic trop lâche.

De son regard buté, il le suivit un petit moment. Puis tourna les talons.

Il atteignait sa porte d’entrée quand il vit l’aveugle traverser la rue pour revenir vers lui. Son masque se figea. Parvenu devant sa porte, l’aveugle stoppa. Le malabar nota qu’il portait au bras droit un brassard de la Croix-Rouge.

D’autorité, l’aveugle repoussa la grille basse et entra dans le jardinet. Un tronc gris fer avait surgi dans sa main gauche tandis que, de l’autre main, il continuait les moulinets avec sa canne blanche. Il portait des gants de laine claire.

Le puissant maxillaire se crispa, faisant saillir les muscles. Il hésitait. Enfin, il ouvrit brutalement la porte d’entrée.

— Restez là ! Je vais vous chercher un billet, lança-t-il.

Péremptoire, l’aveugle brandissait le tronc de métal gris.

L’homme entra précipitamment dans son vestibule et fila vers l’une des portes du fond. Il entendit l’aveugle se cogner. Au chambranle de l’entrée ? Il fouillait fébrilement le tiroir de la table de nuit, extirpant son « Manhurin » de service quand la porte de la chambre heurta le mur.

— Tss… tss… tss… fit l’aveugle.

Trop tard ! La main droite de l’intrus brandissait un très court pistolet-mitrailleur.

Un « Scorpion » tchèque, enregistra en un réflexe éclair l’homme piégé.

De la main gauche, l’aveugle lui faisait signe de se coucher sur le faux tapis chinois.

Il laissa tomber sur le lit son arme de service et fit mine de peiner à se mettre à quatre pattes.

L’aveugle rugit de colère.

Sans plus insister, il s’allongea à plat ventre.

L’aveugle rugit à nouveau. D’un geste virulent de la main gauche, il lui ordonnait de se mettre sur le dos. Ce qu’il fit sans barguigner. Alors, il remarqua le silencieux… Sur-le-champ, des gouttes de sueur perlèrent à son front.

L’arme qui le visait pleine face, descendit avec lenteur vers sa poitrine puis son ventre, suivit sa jambe gauche pour s’immobiliser en direction du genou.

Un atroce cri de gorge emplit la chambre. Le corps de l’homme eut un brusque soubresaut. Sa tête versa sur le côté. Un magma sanglant imprégnait le tissu clair du pantalon au niveau du genou.

Soudain, le visage de l’aveugle exprima une angoisse. Sur la table de nuit, il saisit un sous-verre exposant une photo de femme, le porta devant la bouche de la victime… Nulle trace de respiration. Un violent geste de dépit lui échappa.

Il tournait les talons quand il se ravisa et revint fouiller le tiroir de la table de nuit : le message y était bien :

« FLIC FAUX TÉMOIN : TU VAS PAYER ! »

Il l’empocha. Ainsi que la douille qui avait roulé sur le tapis. Puis il ramassa la canne blanche, fit disparaître le pistolet-mitrailleur dans sa manche et alla se poster derrière la porte d’entrée.

Une fois dans la rue, il dut éviter un gamin au premier carrefour, de peur que celui-ci l’aidât à traverser.

 

Chapitre 19

La main plongea dans le tiroir pour en extirper une biscotte qui, durant le trajet aérien, s’émietta en partie sur le pantalon du Commissaire. D’une main brutale, il balaya les fragments.

— Dorléans !

Le maigre inspecteur fit son entrée, résigné.

— Hé bien, cette affaire de C.R.S. assassiné chez lui ?

— Une balle dans le genou…

— Dans le genou ? Ce sont des méthodes de l’I.R.A., ça… Grave à première vue.

— Plus que vous pensez !

— Pardon ? Dorléans, vous n’êtes pas ici pour jouer au plus fin. Si vous avez découvert quelque chose, déballez ! J’espère simplement que ce n’est pas encore une histoire de corruption de flicard.

— Pas du tout…

— La balle, d’abord. Quelle arme ?

— Un « Scorpion » tchèque.

— Ça commence pas mal : le pistolet-mitrailleur favori des services spéciaux. L’outil idéal des assassinats politiques, crosse repliée : 29 centimètres, accepte un silencieux même en tir automatique. Et vous ne me dites pas ça tout de suite !

— J’allais y venir.

— Et il est mort du genou, votre C.R.S. ? s’exclama, faussement surpris, le Commissaire.

— Son cœur a lâché.

— Au moins, il a évité l’amputation.

— Il aurait préféré, fit Dorléans, pince-sans-rire.

— Qu’est-ce que vous en savez ? Avec tous ces suicides de policiers. Rassurez-moi, vous n’avez pas de pulsions de mort, vous ?

Le maigrichon en resta coi.

— L’heure du décès ? reprit Fousse.

— Entre 11 heures et midi au plus tard.

— La victime a une femme ? Des maîtresses ? Son emploi du temps ?

— Ben justement, quand on interroge son service, on s’aperçoit qu’il a témoigné récemment en justice, il a chargé un manifestant qui l’avait frappé.

— Intéressant, ça ! Et qui est le récalcitrant ?

— Un taulard, présentement. Il a chopé un mois ferme.

— Ah. Faudra vérifier qu’il n’a pas été relâché. Qu’est-ce qu’on sait d’autre de lui, ses relations ?

— Quelques petites choses, répondit l’inspecteur, fiérot. Il est fiché aux Renseignements généraux.

— Magnifique.

— Il fait partie de ces farfelus de l’association « Mortifère, l’actionnaire ! », l’organisatrice de la manif’, d’ailleurs.

— Cohérent, tout ça.

— Les R.G. ont quelques photos, approximatives, mais sa petite amie ne passe pas inaperçue.

— Elle a un nez de cuir ?

— Vous verriez la blonde… incendiaire. Enfin, sur les photos…

— Approximatives, vous me dites ! Vous vous préparez de rudes déceptions. Je vais vous éviter ça : j’irai la cueillir, vite fait. On sait si elle travaille ?

L’inspecteur Dorléans s’était renfrogné.

— On sait qu’elle travaille, rétorqua-t-il, hargneux. On sait même où, on sait ses nom, prénom, adresse. Et itou pour le tabasseur de C.R.S.

Et il posa deux fiches sur le bureau du Commissaire. Avec quelques photos.

***

La tour ne pouvait être que de verre. Gigantesque. Point de mire voulu de tous les regards alentour. Des employés de bureau sortaient par la prétentieuse porte surmontée de l’enseigne géante « MITCHELL – FRANCE », réplique de celle qui, là-haut, se détachait sur le ciel.

Apparut une blonde aux cheveux mi-longs, à l’allure décidée, presque agressive.

Le Commissaire jeta un regard à la photo qu’il tenait dans le creux de sa main, et ouvrit la portière.

Mais au fur et à mesure qu’elle venait vers lui, il éprouvait la sensation charnelle qui émanait de ce corps souple. Se devinaient ses formes pulpeuses, se précisaient ses lèvres charnues…

Fousse se renfrogna. Décidé, il piqua droit sur elle.

— Mademoiselle Léonce Schaeffer ?

Elle le fixa de ses yeux bleu clair devenus soudainement froids.

— Qui vous êtes ?

Le Commissaire lui montra discrètement sa carte officielle.

— Si vous voulez me suivre…

Sa main lui indiquait la voiture banalisée.

La portière claquée, Fousse n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche.

— Vous trouvez sans doute que je n’ai pas assez d’emmerdements !

Contractée, elle dévoilait son côté « pasionaria ».

Le Commissaire pinça les lèvres.

— Vous avez des ennuis ? Quels ennuis ?

— Avec vous, il me semble. Qu’est-ce que vous me voulez ?

— Nous verrons ça à la P.J.

— À la P.J. ?… J’ai commis un meurtre, peut-être ?

— Peut-être.

Apparemment dégoûtée, Soleil secoua la tête.

— Tarabuster ainsi les travailleurs après le turbin ! Misère…

Elle se rencogna en bout de banquette et lui présenta un profil buté.

***

— Laissez-nous, Dorléans.

À son habitude, le Commissaire se laissa tomber dans son fauteuil pivotant, face à Soleil déjà assise du bout des fesses. Il croqua une biscotte.

L’inspecteur semblait captivé par la jeune femme blonde. Il sortit à contrecœur.

— Alors, racontez-moi ces ennuis ? attaqua Fousse.

— Racontez-moi ce que vous me reprochez, vous ! rétorqua Soleil, agressive.

— Dites donc, ma petite fille, où vous vous croyez ? Quand on est à la P.J., c’est qu’on est soupçonné d’un délit grave. Alors, on répond aux questions. Gentiment !

Visiblement, Soleil se contenait. Elle attendit, silencieuse.

— De quels ennuis vous parliez, à la sortie de votre boîte ?

— Des ennuis d’argent. Des ennuis de trésorerie que les sociétés font supporter à leurs salariés en les payant le 10 ou le 12. Contre toute justice. On paye les agios à leur place !

— C’est tout ? Rien d’autre ?

— Ça vous indiffère, l’injustice…, fit Soleil, forçant son air dégoûté.

Fousse se pencha en avant tout en enfournant une seconde biscotte.

— Où étiez-vous, hier, à 11 heures ? dit-il, tout à trac.

Il la fixait intensément.

— À 11 heures, hier ? J’étais… j’étais en congé, hier.

— Nous le savions. Et à 11 heures ?

— À 11 heures… ? J’étais…

Un court instant, un vif étonnement envahit le visage de Soleil, comme sous l’effet d’une soudaine révélation. Elle se ressaisit.

— J’étais… Je devais être dans un salon de thé…

— À 11 heures… ? fit, étonné, le Commissaire.

— Oui… vers cette heure-là…

— Vous y êtes restée longtemps ?

— Une demi-heure, trois quarts d’heure, je ne sais pas.

— Seule ?

— Oui.

— Vous attendiez qui ?

— Mais… personne.

— Le nom de l’établissement ?

— C’est rue du 4 septembre… c’est un drôle de nom… qui rappelle des friandises qu’on vend sur les plages, des… des « mariettes », c’est ça ! Il s’appelle « Les mariettes ».

— Vous avez une bonne mémoire, dites donc !

Soleil haussa les sourcils.

— C’est un nom… plutôt particulier.

— Vous vivez seule, Mademoiselle ? enchaîna-t-il.

— Oui. Pour l’instant.

— Z’avez des projets ? questionna-t-il, intéressé.

— Ma vie privée ne regarde que moi, Inspecteur.

— Commissaire.

— Commissaire, excusez…

— Dorléans !

Une voix répondit à la cantonade.

— Il est au fichier !

— Vous me l’envoyez dès qu’il rentre !

Le Commissaire se leva lourdement pour s’installer à un petit bureau voisin supportant un ordinateur.

— Venez, Mademoiselle, nous allons enregistrer votre déposition.

Elle s’installait face à lui lorsque l’inspecteur efflanqué fit son entrée.

— Dorléans, vous allez prendre la déposition de Mademoiselle. Ensuite, vous irez vérifier son alibi. Je vous laisse fonctionner.

Aux éditions Hélène Jacob…

REFUS DE DEBATTRE = REFUS DE DEMOCRATIE

Tout est nouveau chez les futurs députés, acteurs du dégagisme. Certaine attitudes sont étranges, insolites. Voici des gens, souvent jeunes, qui se réclament du « nouveau monde » et qui, entre les deux tours, refusent de débattre avec leur adversaire ! On a vu à la télé, un jeune homme, leader je crois des jeunes macroneux, qui tente d’argumenter pour justifier son refus d’échanger des points de vue contradictoires avec son concurrent…

Se rend-il bien compte, ce jeune homme, qu’il postule à siéger à l’Assemblée nationale où se tiennent les « débats » d’où émergent les lois de la République ? Il n’a pas dû lire les écrits de ce grand démocrate qu’était Pierre Mendès-France. Qui mettait en cause, à travers les années, le choix sous-jaçant de ce M.Macron… Lisons :

« Il est impossible de considérer autrement que comme un pas en arrière l’actuel système français qui s’analyse, en droit et en fait, comme une remise du pouvoir à un homme et à l’équipe qu’il a constituée autour de lui, comme un blanc-seing. »

Surtout avec des futurs députés de cet acabit…

BORIS VIAN ACQUITTé. LE CLAVIER D’ORDI EN PAGAILLE !

Boris Vian, lui, écrivait au stylo à plume à l’encre verte…

Alerte ! Le fonctionnaire vient de s’apercevoir que le clavier AZERTY utilisé en France n’était pas normalisé. Horreur. Selon les fabricants, certaines touches n’auraient pas le même emplacement sur nos claviers; personnellement, je ne l’ai jamais constaté.

C’est le Ministère de la Culture, et plus particulièrement la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, qui lance le projet d’un « clavier français » confié à l’AFNOR.

L’AFNOR, c’est le lieu de travail de Boris Vian de 1942 à 1946. Il y a sûrement écrit « Vercoquin et le plancton » dans lequel il en dresse une satire réjouissante; il décrit des bureaucrates qui feignent le sérieux mais… peignent la girafe ! Au mieux s’occupent à réglementer les surprises-parties (par exemple, les revêtements anti-vomi… etc.). Nous devons certainement aussi à l’AFNOR le formidable « L’écume des jours« .

Avec cet exemple en tête, j’ai du mal à garder mon sérieux. D’autant que l’un des modèles du projet, le BEPO, consiste à bouleverser l’emplacement des lettres dans le but de « s’adapter au langage français »…

Est-ce qu’ils ont pensé à mes habitudes acquises au prix de mille morts !? Et aux vôtres ?

Fin prêt, le projet est soumis à l’avis du public jusqu’au 9 juillet 2017. Attention, ils demandent l’opinion des usagers dans le but d’une « norme volontaire » que les fabricants décideront de suivre ou non.

Nous avons eu chaud !

Voir Actualitté…

LA SERVITUDE VOLONTAIRE AU SERVICE DE MACRON

Nous voici revenus en 1574, date de parution d’un écrit d’Etienne de la Boétie dans lequel il évoquait l’attitude de ses contemporains ensorcelés par le seul nom d’un leader ! Son texte, d’inspiration protestante, fut édité dans le « Réveil matin des Français« … (on ne peut pas être plus clair !)

Il y était question d’asservissement. « Lorsqu’un homme prend le pouvoir, roi ou tyran, il ne fait que recevoir ce dont les autres se démettent; il est impossible à un homme d’asservir un peuple si ce peuple ne s’asservit pas d’abord lui-même. »

Voilà les délices de la délégation de pouvoir, si commode pour des citoyens peu enclins à plonger leur cervelle dans le cambouis…

Revenons à La Boétie : « Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. »

Vous voici exhortés à la dignité. Il suffirait de désobéissance civile… Mais non ! le leader dupe les peuples avec des contes, aujourd’hui la comm’ tandis que l’homme se trouve être victime d’un profond oubli de sa liberté, de la force de l’habitude, de ce qu’il faut bien appeler une certaine lâcheté. De surcroit, il n’y a qu’à l’étourdir avec des jeux… notre époque n’a pas inventé le Loto !

Au lieu de cela, la France insoumise préconise la révocation de l’élu qui trahirait ses engagements, force de dissuasion assurée.

Est-ce donc hors de portée de nos facultés ?

Plus…

MES ROMANS POLICIERS : INVENTAIRE

A la veille de terminer mon septième roman, j’ai voulu dresser un modeste catalogue de mes écrits, pour la plupart des romans policiers. Et parmi ces derniers, je me suis évertué à traiter plusieurs genres : policier traditionnel , traque, insouciance qui tourne mal, pur suspense. Les trois premiers cités ci-dessous sont édités aux Editions Hélène Jacob.

 

« MICMACS HORRIBILIS »

« La cruauté de l’homme est un tel possible qu’il y a toujours là de l’inattendu. »   VICTOR  HUGO

Un Candide happé par le monde des trafiquants. Un regard délibérément léger jusqu’au choc avec l’ignoble. Conséquences tragiques. Humanité noire.

Extrait 1…

 

« DIX JOURS POUR MOURIR »

Quel danger menace l’humain dans l’exubérante forêt africaine ? Tel un tueur embusqué ? Bien qu’invisible, le danger est d’autant plus angoissant qu’il est latent, se révélant de temps à autre. Sans raison apparente.

Roman policier singulier puisque le tueur en série se trouve être un virus qui frappe les humains immergés dans la forêt primaire; et retenus en otage par des autochtones rebelles. Quel est ce virus ? Quel est son vecteur de propagation ? Quel sera le prochain contaminé ? Des Blancs vivant dans la plus grande angoisse, des Noirs qui se croient immunisés. Pur suspense…

Extrait 2…

 

« MORTIFERE  L’ACTIONNAIRE ! »

« Le marché n’a ni conscience, ni miséricorde. »   OCTAVIO  PAZ

Un constat de la presse devient fiction. Et si le cynisme du monde des affaires faisait boomerang ? se prend à rêver un licencié « sec » (sic !) Le chômage a tué son ami, la justice expéditive l’a spolié, Bruno entraîne sa maîtresse « Soleil » dans la clandestinité… Il faut attendre la dernière réplique pour la conclusion politique.

Extrait 3…

 

Et chez un autre éditeur :

« UNE MORALE A COCHONS »

« Toutes les fois où les hommes n’ont pas à combattre par nécessité, ils combattent par ambition ».    MACHIAVEL

Quand l’équipe de football sert à la conquête de la mairie… sous l’oeil outré d’un étrange bipède, sensible, attachant, et… tout autant disgracieux.

 

Ou encore…. sur AMAZON, uniquement en ebook =

« Ô AUDIMAT… »

Une satire appuyée des vedettes de télévision… « incroyablement drôle » a écrit une blogueuse littéraire.

Contact = jean_claude_thibault@yahoo.fr

FERRAND, MACRON, BAYROU… LE BAL DES FAUX CULS !

C’est l’histoire d’un type qui est président des Mutuelles de Bretagne et qui approuve, avec ses actionnaires, un accord de location avec une personne qui n’est même pas propriétaire de l’immeuble en question. Et qui plus est se trouve être la compagne du président…

Qu’est-ce que c’est que ce type ?

C’est un représentant éminent  du renouveau macroniste et de sa garantie de la moralité publique… Cela Comanche mal pour le Grand Sachem « Sourire figé » !

Car, enfin, qui a remporté l’appel d’offres des Mutuelles de Bretagne ? « Tout le monde savait que c’était ma compagne » claironne Ferrand. Ainsi donc le comité d’administration ignorait qu’elle n’était pas la propriétaire ? Le cadastre de Brest est fermé pour travaux… ? Les Mutuelles de Bretagne passent un accord (écrit, oral ?) avec qui ? Une SCI ? Même pas puisque « la compagne » ne l’a créée qu’un mois plus tard ! Et n’a acheté les murs que quatre mois après, le temps de s’assurer du prêt de 100 % du prix au Crédit Agricole… Cela pue la combine à plein nez !

Le risque... ?

Et pas un journaleux de télévision pour détailler chronologiquement par le menu la manigance, pour évoquer la suspicion de favoritisme !

Cela n’aura pas duré un mois les mains blanches. Quelques têtes nouvelles et… beaucoup de vieilles pratiques liées aux vieilles perruques ? La poudre aux yeux se trouve en pleine lumière, seuls les aveugles…

Les cocus se comptent par millions. Avec Bayrou préparant sa grande « loi de moralisation« … ?

Relire

OCCULTISME, FRANCOISE NYSSEN, LA CULTURE ET MACRON DANS TOUT CELA ?

L’ANTHROPOSOPHIE ???

Ex présidente d' »Actes Sud », Françoise Nyssen vient d’être nommée ministre de la Culture, « plus ou moins liée aux sectes » dénonce Jean-Luc Mélenchon. Hou, là, là ! Pourquoi cette accusation ?

Elle a ouvert, en 2015, une école « Le domaine du possible » selon la méthode pédagogique Steiner-Waldorf, assimilée à l’éducation nouvelle. D’après ses théories, Rudolf Steiner, philosophe occultiste (l’anthroposophie), il existe un monde spirituel accessible à l’homme que l’on peut atteindre par la méditation (et la lecture).

Remarquons que l’UNADFI (association de défense des familles victimes de sectes) a popularisé en 2011, le témoignage de Grégoire Perra, ancien élève et enseignant de plusieurs écoles Steiner, dénonçant le processus d’endoctrinement de ces dernières. Précision = il a gagné le procès qui lui était fait.

D’autre part, dans un rapport de la commission de l’Assemblée nationale, on lit : « toutes ces écoles ne revêtent pas un caractère sectaire, mais plusieurs mériteraient  une investigation approfondie« .

Une conclusion de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) : « cette école est aussi la plus critiquable des pédagogies de l’éducation nouvelle« . Serge Blisko, son président conclut : « La Miviludes reste vigilante. »

Rappelons que la « Miviludes » est placée sous l’autorité du Premier Ministre, lequel Premier Ministre vient de nommer Françoise Nyssen ministre de la Culture… !

La « nouveauté », cela laisse rêveur, non ?

D’après Actualitté…

 

COMMENT ATTIRER LES LECTEURS

EXEMPLE : UNE TECHNIQUE PAYANTE, L’IRONIE DRAMATIQUE =

C’est une technique narrative très efficace en matière de romans. Elle consiste à donner aux lecteurs une information que l’un (ou tous les autres personnages) ignore. Aussi, vont-ils s’alarmer – ou jubiler – de voir le personnage tâtonner tel un aveugle ! Vos lecteurs s’interrogent : quand le personnage se rendra-t-il compte ? comment réagira-t-il ? Cela les met « en attente », fortifie grandement leur attention.

C’est une manière d’obtenir leur participation émotionnelle !

Exemple = La blonde « Soleil », personnage du couple principal, est victime de la rouerie du commissaire qui pousse son bellâtre d’enquêteur à l’approcher pour la séduire… Elle ne se doute pas que c’est un policier. Les lecteurs tremblent à l’idée qu’elle fasse un faux pas mettant en danger, non seulement son couple, mais également son engagement dans une action clandestine… (mon roman « Mortifère l’actionnaire !« )

LA MISE EN PLACE =

Pour que cela fonctionne, il faut créer successivement trois phases :

– la préparation : tenant compte de ce que l’on veut obtenir lors de la découverte par le personnage-victime. C’est l’annonce d’un obstacle à venir pour le protagoniste qui « met l’eau à la bouche » du lecteur.

– l’exploitation : consiste à mettre en scène les conséquences, conflictuelles évidemment

la résolution : découverte par la victime de ce qu’elle ignorait, scène fortement désirée par les lecteurs afin de constater la réaction de la victime et les conséquences de cette charnière dramatique. L’identification est forte avec le personnage de fiction !

MULTIPLES IRONIES DRAMATIQUES =

Le quiproquo, le dialogue de sourds, la peau de l’ours, la gueule du loup, l’aparté, le cheval de Troie, le canular, la gaffe…

Enfin, l’ironie dramatique peut être introduite dans un scène, dans plusieurs scènes ou… dans toute l’histoire. Certes, plus difficile à construire dans cette dernière.

Elle génère aussi bien le comique que le suspense. Il serait dommage de s’en priver !

 

 

UN JOYAU DE L’ART ROMAN MENACé, NON, CE N’EST PAS MACRON !

Oh, pardon : une réminiscence de présidentielle… on ne s’en débarrasse pas comme ça ! (cela va dépendre du résultat des élections législatives).

Revenons à mon sujet : il s’agissait de modifier le tracé de la route Paris-Nevers.

La voie est dite « route royale ». Les urbanistes du XIXème siècle projettent carrément de raser l’église médiévale de La Charité-sur-Loire ! Car nous sommes en 1840 et, à cette époque, les vieilles pierres du Moyen-Age laissent tout le monde indifférent.

A l’exception de Prosper Mérimée qui, passionné par les édifices anciens, devient inspecteur des Monuments Historiques. Indigné par le tracé projeté de la route royale, il proteste, s’agite, fait valoir que cette église est un chef-d’oeuvre de l’architecture romane. En effet, bâtie à la fin du XIème siècle, c’était une des plus grandes églises de France. Il intervient pour exiger que cette perle soit épargnée.

Sa persévérance sauve Notre-Dame de la Charité-sur-Loire et, aujourd’hui, l’édifice est reconnu comme un trésor de l’art roman.

D’après « artips« …

SALISSEZ-VOUS LES MAINS, CITOYENS !

VOTEZ MACRON. SEUL BUT : ELIMINER.

Nous venons d’assister à un duel de deuxième tour lamentable. Lamentable à cause de la prestation déplorable de madame Le Pen qui a démontré qu’elle n’est pas et ne sera jamais à la hauteur de la fonction.

A l’évidence battue, mais ce n’est pas une raison pour se démobiliser !

Le dernier « Canard enchaîné » rappelle les pièges de la constitution de la Vème république, si elle est mise entre les mains de faux démocrates tels que les frontistes qui n’éprouveront aucun scrupule à en abuser.

A commencer par une Assemblée nationale nouvellement élue qui serait hostile à la Présidente Le Pen. L’article 11 de la constitution fera l’affaire (de leur propre aveu). La Présidente pourrait à sa guise organiser des référendums sans vote du Parlement, et ainsi changer la loi électorale pour instituer une proportionnelle intégrale avec prime majoritaire de 30 % des sièges à la liste arrivée en tête. Ce qui constituerait un avantage pour le FN dans le contexte actuel d’un front républicain désuni. Or le Conseil constitutionnel, depuis 1962, s’est interdit de se prononcer sur la conformité d’un texte qui vient d’être adopté par référendum…

Et puis, il existe le fameux article 16 de la constitution qui donne des pouvoirs exceptionnels au Président (ou à la Présidente), pour au moins trente jours, quand ce dernier estime – tout seul – que « les institutions de la République sont menacées d’une manière grave » … etc.  Il peut alors éditer des lois, y compris des lois organiques modifiant la constitution, sans être contrôlé ! On imagine sans peine la tentation, pour madame Le Pen, de l’utiliser.

Ajoutons à toutes ces menaces la tendance politique des forces de l’ordre, notamment des gendarmes encasernés où les « votes Marine » sont largement majoritaires. Voilà des hommes de main légaux à disposition.

Je vous en prie, salissez-vous les mains en votant Macron pour éliminer Le Pen; et rendez-vous aux Législatives pour choisir son camp politique selon ses convictions..

Lire le « Canard enchaîné » du 3 mai 2017

Voir également…