A PROPOS DE « GUEULES CASSéES »

Nous sommes en 1918. Jane POUPELET, sculptrice, vit sans difficulté de bses créations. Elle est connue pour ses nus féminins gracieux et ses animaux aux formes stylisées. Des oeuvres se situant dans la mouvance de RODIN et BOURDELLE.

En cette fin de guerre, Jane  POUPELET décide de mettre son talent, sous l’égide de la Croix Rouge,  au service des blessés de cette boucherie insensée; et d’aider ainsi les milliers de « gueules cassées ».

Beaucoup de ces soldats gravement défigurés n’osent même pas retrouver leur famille tant la peur de la réaction de leurs proches est grande !

Elle se met en devoir de créer des masques pour dissimuler les hideuses cicatrices. Parfois, il lui reconstituer en plâtre des parties entières de visage à partir de vieilles photographies. Une prothèse en cuivre est ensuite fabriquée puis peinte avec le plus grand réalisme. Jusqu’en 1920, elle participe bénévolement à la création de centaines de masques; mais, éprouvée par la souffrance de ces soldats, l’artiste aura le plus grand mal à renouer avec les sujets anciens, ceux d’avant l’horreur…

Elle sculptera encore pendant quelques années jusqu’en 1925. Puis elle se consacrera presque exclusivement au dessin et à la sculpture animalière; mais elle n’exposera plus que des sculptures anciennes.

Jane POUPELET recevra le titre de Chevalier de la Légion d’honneur.

En 1918, on expliquait que ces nombreuses blessures au visage étaient dues à la guerre de tranchées qui exposait essentiellement la tête des soldats. Mais aujourd’hui, comment interpréter ces manifestants essentiellement éborgnés… ? Ces mutilations du visage n’empêchent pas de dormir môssieu MACRON, j’espère… ?

Voir artips…

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REVOLTE, SEDITION, REVOLUTION… ?

Quoiqu’il en soit, quand la révolte éclate c’est l’indication qu’un seuil « d’acceptabilité » est dépassé. Dans la société où elle se produit, il règne un profond sentiment d’impasse : le suffrage universel est bafoué, le processus économique suit sa propre logique avec la complicité des élus de tous bords (ou presque), la condition de l’individu est ignorée. L’avenir paraît bouché !

Il reste l’impatience de certains devant l’acceptation résignée de la majorité.

A propos de la grande révolution, MICHELET écrivait : « Plusieurs de nos terroristes furent des hommes qui ressentirent cruellement les maux du peuple. »

Terroristes…

Le plus souvent, le fait terroriste rappelle les actions anarchistes de la fin du XIXe siècle qui mettaient en pratique la théorie de la « propagande par le fait » censée réveiller le plus grand nombre quant à l’injustice de sa condition sociale en « punissant » quelques responsables emblématiques. Le côté spectaculaire s’est retourné contre eux et, aujourd’hui, pousse à l’amalgame terroriste-anarchiste.

Cela ramène à l’idée d’une conspiration secrète contre un pouvoir établi, Etat ou Souverain. Cela peut s’étendre à un complot – forcément international – d’où la tendance contemporaine appelée « complotiste ». Mais cela n’évoque presque jamais une machination politique qui, elle, vise à provoquer dans un pays donné une vague de fond de l’opinion publique en faveur de partis prônant l’ordre, c’est-à-dire les secteurs les plus réactionnaires de la société, lesquels se trouvent alliés aux partis néofascistes qui fournissent volontiers le bras armé ! On y trouve couramment présents des membres des services secrets. Cette machination porte un nom : la stratégie de la tension.

Il vaut mieux avoir en tête ces différences durant cette période des gilets jaunes.

UNE VRAIE DEMOCRATIE ?

Au chamboule tout !

Ils ont raté le coche ! Hélas oui, les gilets jaunes ont raté le coche. Dans leur quête de plus de démocratie.

Faute d’écoute des anciens : « Choisissez parmi vous (des semblables) vivant de votre propre vie […] cherchez des hommes aux convictions sincères, des hommes du Peuple […] portez vos préférences sur ceux qui ne briguerons pas vos suffrages […] c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci à se présenter… ».

Or, la nature humaine est ainsi faites que les ambitions s’aiguisent, que les nombrils s’entrechoquent. C’est ce qui commence à se révéler au sein des gilets jaunes…

Si seulment l’ensemble des citoyens concernés jaugeaient les candidats, observaient les différentes voix qui se sont faites entendre, et choisissaient – avant le vote officiel – ceux qui leur ont paru les plus proches de l’intérêt général, il devrait y avoir un progrès sensible dans le processus démocratique.

Rappelons que le comité parisien des Anciens, dans sa démarche scrupuleuse, avait refusé de parainer aucun des postulants.

Hélas, pour l’heure, les gilets jaunes paraissent ne pas en avoir conscience et ont négligé cette piste…

Relire…

AMAZON, CARICATURE D’EDITEUR

AMAZON fait fonction d’éditeur. Fonction, vraiment ?

Logiquement, dans la vie d’un livre l’Editeur utilise un ou plusieurs lecteurs professionnels chargés, avant le « bon à tirer », de corriger le texte et de suggérer à l’auteur quelques modifications, de détail ou pas, avant l’impression. Pas AMAZON !

Elle accepte le premier jet. Sans rougir. Dès lors que l’auteur respecte les éléments de mise en forme du livre; exigences uniquement techniques… Autant dire que le lecteur risque de grosses déconvenues concernant le style, l’intrigue… et autres fariboles ! Sur le plan de l’action commerciale, c’est l’arbitraire le plus entier qui règne. Avant de trouver un éditeur, un vrai, j’avais publié sur AMAZON un bouquin satirique « Ô AUDIMAT… ». Une première blogueuse lui avait attribué trois étoiles, concédant honnêtement que ce genre ne l’attirait pas particulièrement; pourtant sa critique était élogieuse : « incroyablement drôle, un humour parfaitement maîtrisé » écrivait elle. Quant à la seconde blogueuse, elle ne publiait jamais sa critique sur le site d’AMAZON… Cependant très favorable : « l’auteur nous raconte dans un langage drôle et vivant… […] J’ai bien aimé découvrir ce roman et sa belle écriture. Je le recommande à tous. » AMAZON fait noter tous ses produits (le livre en est un parmi d’autre) mais trois étoiles pour elle ne valent rien; conséquence : toute la famille et les amis de l’auteur se ruent sur le chiffre cinq. Un arbitraire en béton !

Cet éditeur d’un genre nouveau (!), ne prend que 30 % par vente mais – et c’est là la malice –  profite sans effort, pour absolument toute parution, du lectorat familial et bienveillant de tous ces écrivains sans éditeur qu’il ne cesse de pousser à racoler…

Lire = https://www.amazon.fr/Ô-AUDIMAT-jean-claude-thibault-ebook/dp/BO09E6DCMY

 

« SECURITE SOCIALE » , Où VONT-ILS CHERCHER TOUT çA !

Cette réflexion a échappé à un libéral bon teint… alors même que je veux évoquer l’action de William Henry BEVERIDGE…

Après des études à Oxford, sa jeune réputation d’économiste l’amène a diriger les services officiels du chômage et du placement, ce qui lui vaut rapidement de faire figure de spécialiste du chômage. Pendant la seconde guerre mondiale, le gouvernement britannique lui confie la direction d’un comité interministériel chargé d’un rapport sur les nombreux systèmes d’assurance sociale au Royaume Uni. Il rend ce rapport en décembre 1942, lequel s’avère être une véritable refonte. Influencé par Keynes puis soutenu par celui-ci, BEVERIDGE dévoile son idée maîtresse = dans un pays riche, l’indigence de certains citoyens est un scandale qui doit être éradiqué (ce qui est tout à fait possible à ses yeux).

rassurant

Ainsi BEVERIDGE affirme le droit de chacun, en cas de perte d’emploi, à la garantie d’un revenu minimal; pour la maladie, la retraite, le chômage. Ce faisant, Il renverse certaines idées traditionnellement admises en présentant la dépense sociale comme pouvant être un facteur essentiel de la reprise économique.

Peut-être s’est-i souvenu d’Henry FORD qui proclamait : «  »Payez bien vos ouvriers pour qu’ils puissent acheter vos produits ». FORD, inventeur du travail à la chaîne, constatait les énormes gains de productivité. Or, « le salaire est considéré par chaque entreprise exclusivement comme un coût qu’il faut diminuer autant que possible, alors que c’est un élément essentiel de la demande globale« . Mais il prêcha dans le désert, seul KELLOG passa ses usines à 30 heures en maintenant les salaires des ouvriers, pendant que FORD doublait les rémunérations des siens…

Et ce ne sera qu’après la dernière guerre (39-45) qu’on prêtera attention (momentanément…) à un plus juste équilibre dans la répartition des gains de productivité.

« Pour fonctionner, le capitalisme a besoin d’une demande forte et régulière » professait BEVERIDGE.

Il sera considéré comme le Père de la Sécurité sociale. C’est la naissance d’une authentique solidarité nationale.

Voir : « Le livre noir du capitalisme de P. Larrouturou

VINGT ANS APRES, NON : EN TOUTE MODESTIE, CINQ MOIS PLUS TARD = LE MONDE DES ESPIONS

Au commencement était le SDECE, service d’espionnage français invisible par essence mais qui défraya la chronique à plusieurs occasions, en 1985 le scandale du « Rainbow Warrior » (un bateau écolo coulé, un photographe tué), en 1988 l’assaut de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle Calédonie fait plusieurs victimes. Ces loupés mènent à sa dissolution en juin 1993.

Il est remplacé par la Direction Générale des Services Extérieurs ‘DGSE) constitué pour un tiers de militaires et deux tiers de civils; ayant à leur tête un Préfet. Le Service Action est sa force de frappe avec ses baroudeurs façon paras chargés du sabotage, affectés à l’infiltration de réseaux, à l’exfiltration d’individus, aux enlèvements et toutes destructions.

Vous suivez toujours ?

Qui dit espionnage dit aussi contre-espionnage. D’où l’organisation du contre-espionnage français. Tout d’abord étaient la DST, les Renseignements Généraux (les célèbres RG) en charge de la surveillance du territoire; qui deviennent, en 2014, la Direction Générale de Sécurité Intérieure (DGSI)

Vous suivez encore ?

Cette DGSI comporte 2600 policiers ainsi que des analystes, des interprètes, des informaticiens, des chercheurs, toutes activités secrètes du contre-espionnage. Aujourd’hui, plutôt préoccupés de collectes clandestines de renseignements, ou d’informations classées secrètes dans un pays étranger.

Ce qui génère une grande diversité de membres actifs, de l’ingénieurs informatique à l’analyste géopolitique, au traducteur de langues rares, du cryptographe au chauffeur, au mécanicien, au cuisinier, au militaire de terrain. Une véritable petite entreprise…

C’est un personnage de ce genre qu’on peut rencontrer dans mon roman « MICMACS HORRIBILIS ». Si le coeur vous en dit…

A LIRE…

LA LITTERATURE ET LE RETOUR A LA VIE

Comment écrivez-vous « valétudinaire » ? Ce vieux bonhomme à la santé précaire si souvent affectée… c’est tout moi.Quasiment grabataire ce type rivé à son lit ! Attention, je ne voudrais pas que la réputation de mon grabat en souffre : elle est parfaite ma couche mais… trois mois de tête-à-tête, cela frôle l’attentat à la Sécu !

Infirmière, L'Injection, Seringue

J’ai eu très vite l’impression atroce que mon incapacité physique avait siphonné mon cerveau. Le lascar était devenu inerte, son oeil explorant le mur d’en face.

Infirmière, Get Well Soon, Récupération

Et c’est seulement en tombant sur la photo de Gabriel Garcia Marquez, sur son sourire généreux illuminant la quatrième de couverture de « Chronique d’une mort annoncée » que l’envie m’a pris de relire les premières pages.

Stéthoscope Docteur Médicaux Medical Tensi

Tout de suite, le foisonnement de la vie, les limites de la condition humaine, le glissement du temps éblouissent : je crois que je suis sauvé !

Lire ou relire…

LETTRE OUVERTE AUX ADEPTES DE LA CONCURRENCE

Afin de remettre les choses d’aplomb !

Chanter les vertus de la concurrence en dissimulant la nécessité -pour la préserver, cette concurrence – d’encadrer la liberté économique par des institutions juridiques et politiques, est-ce loyal ?

L’intervention du législateur est le thème central de l’oeuvre de SISMONDI : « La société libérale ne peut durer que si toutes les classes sont dans l’aisance. » Ah bon ? Aujourd’hui 10 % des citoyens s’enrichissent quand 90 % s’appauvrissent ! Et certains ont le toupet de continuer à brûler des cierges à la concurrence ?

La dérégulation – la fameuse mondialisation voulue par les Américains – a poussé au chômage de masse pour casser la protection sociale au profit des entreprises. Cette protection (les « amortisseurs économiques ») qui ont valu aux Français de mieux supporter la crise économique de 2008 que d’autres, vous ne pouvez l’ignorer comme vous le faites, vous, les poteurs de cierges ! La « concurrence pure et parfaite » est une hypothèse abstraite, un voeu pieu, une incantation… ignorant les pratiques anticoncurrentielles des entreprises.

D’où la législation antitrust – aux Etats-Unis, pas eu URSS ! – dès 1875. Pour empêcher les compagnies industrielles, commerciales ou financières à procéder à des concentrations. La loi Sherman intervient pour protéger la libre concurrence, freiner la tendance à la création de monopoles. La grande crise de 1929 met fin à une vague de fusions et de concentrations qui avaient pu avoir lieu malgré la loi. Plus tard, en 1946, le département de la Justice souligne la gravité croissante du problème des monopoles.

Ces comportements – concertés – des entreprises marquent une volonté délibérée de porter atteinte à la liberté économique et à la libre concurrence. Elles foulent aux pieds leur propres principes…

Et il existe encore des professeurs pour enfants des écoles et aussi leurs parents qui vantent ce libéralisme économique ! Des têtes dures on vous dit…

Voir…

DES AMAP DE LA CULTURE !

Depuis 2001, le principe des AMAP est connu : s’approvisionner en fruits et légumes de saison dans le système des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Pour cela, il faut en général s’engager pour un an afin que le cultivateur puisse s’organiser.

La démarche permet le respect du producteur, et que tout ce qui est cultivé est consommé (c’est loin d’être le cas en grandes surfaces !)

L'Automne, Récolte, Action De Grâces

Depuis quelque temps, inspiré du principe des AMAP, il est proposé une offre culturelle à des contributeurs qui bénéficient, par exemple, trois fois l’an, de deux places pour un spectacle vivant, d’une oeuvre physique comme un livre ou une BD et une invitation à un atelier créatif.. Le but étant de créer un circuit court de la culture donc de promouvoir des artistes locaux mais aussi fe faire partager au public le processus de création. Cette méthode pousse à la découverte d’oeuvres et à la rencontre avec des artistes.

A Paris, la coordinatrice de l’association Kilti (qui vient de fermer ses portes faute de subvention) Landrine Verbraeken a lancé un collectif francophone de paniers culturels.

Un autre point de vue consiste à refuser les subventions : « C’est un acte volontaire qui doit venir du citoyen ».

Cela rappelle d’une certaine façon les « abonnés » au théâtre d’Antoine.

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