DES PERSONNAGES : AGENT SECRET, MISEREUX, POSEUR DE BOMBE, REVOLTE… DES HOMMES DE L’OMBRE.

J’ai fait le choix d’introduire dans mes romans policiers des forces en action dans la vie, parfois même dans la vie de tous les jours. L’agent secret du contre-espionnage existe, le révolté qui glisse dans la clandestinité également; le miséreux qui se laisse entraîner dans la pose de bombes, le raciste qui trouve une justification dans les prêches de l’extrême-droite, le voyou attiré par l’argent facile… tout ce monde se dévoile parfois dans les faits divers. Ou dans des scandales très vite étouffés. Là où émerge ces hommes de l’ombre.

Au demeurant, cela nous change des tueurs en série, et contribue à renouveler la problématique.

Certes, je ne suis pas un pionnier en la matière, cependant chaque roman reste, pour le lecteur comme pour l’auteur, une aventure nouvelle, autant la favoriser.

https://jeanclaudethibaultleblog.wordpress.com/2017/09/24/des-personnages-de-polar/

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PARADIS FISCAUX ET DUMPING FISCAL…

J’en suis baba de ces 40 000 voleurs… !

Cependant, la disparité des taux d’imposition des entreprises en Europe procède, d’une certaine manière, du même esprit que les paradis fiscaux : fuir l’impôt dû au pays de son activité ou bien payer le moins possible. Et la totalité de l’impôt nécessaire à l’économie de la nation retombe sur les épaules des honnêtes citoyens. Amputé ainsi par les grandes sociétés, il entraîne la diminution des services publics !

Remerciez contribuables, les voici les voleurs !

Après l’Irlande, de nombreux pays ont pratiqué le « dumping fiscal« , en dernier lieu la « vertueuse » Allemagne, et voilà Macron qui se joint à la troupe en faisant passer le taux d’imposition des sociétés, je cite de mémoire, de 33% à 25 %.. Pour attirer les entreprises qui vont « exporter » leur chiffre d’affaires dans des paradis fiscaux ?

Il y a une connivence – à tout le moins une tolérance coupable – des politiciens au pouvoir. Et Macron n’a rien changé; au contraire, son « nouveau monde » pue l’ancien !

A la suite des fuites que nous savons, ils vont tous rivaliser d’indignation. C’est pitoyable.

NOVLANGUE, LE RETOUR. AU SECOURS ORWELL !

C’est le Haut Conseil à l’Egalité qui recommande l’écriture inclusive. Elle est censée répondre à un souci d’égalité entre hommes et femmes. Ainsi, il faudrait écrire « artisan.e.s » ou « artisan-e-s » plutôt qu' »artisans« .Il préconise également la féminisation des noms de métiers. C’est HATIER qui tente l’écriture inclusive dans un manuel scolaire, provoquant la polémique.

Enseignants, Tableau Noir, Enseigner

Françoise NYSSEN, ministre de la Culture, fait état de ses craintes au sujet de l’écriture inclusive. L’Académie française se braque et dénonce un redoublement de complexité. Elle précise aussi, à propos de la féminisation des noms de métiers, qu’aucun texte ne donne au gouvernement « le pouvoir de modifier de sa seule autorité le vocabulaire et la grammaire du français. » Elle souligne enfin son opposition à la féminisation systématique des noms de métiers. Il faut admettre que auteure, ingénieure, chercheure (oh, pardon ! le féminin est déjà prévu : chercheuse, bien sûr), tous ces e muets nous écorchent l’oeil ! Sans aller jusqu’au ridicule de « sapeuse-pompière »…

L’Académie française,, en 1935, dans la huitième édition de son dictionnaire, accueillait : artisane, postière, aviatrice, pharmacienne, avocate, bûcheronne, factrice, compositrice, exploratrice, éditrice…

et toujours pas : un auteur, une autrice  (pourtant usitée en Suisse !)

De même qu’entre recteure et rectrice il n’y guère d’hésitation possible,non ?

Conclusion : en la matière, laisser à l’usage le soin de modifier.

SPARADRAP BLUES (suite)

Fantaisie théâtrale (suite) :

DODANE : – Fantastiques ! Une plage à plus de vingt mètres de l’égout de la ville… Et toi ?

BATHROSE : – Le rêve. Deux jours après notre arrivée, le vent se lève. Il a ramené du large une quantité de bouteilles, de plats, tous en plastique, hein ? ça nous a fait la vaisselle gratuite pour la durée des vacances.

DODANE : – Nous, on n’a pas vu la marée noire de tout le mois. La plage d’à côté, si ! (il rit) On a juste eu des résidus ; avec du beurre, ça s’en va tout seul.

OFF = soudain une voix goguenarde d’homme : »Eh bien, les prolos, c’est les vacances… ? » Dans un ensemble parfait, ils regardent passer un personnage imaginaire…

BATHROSE et DODANE, en chœur : – Ter-ri-bles !

L’intrus a disparu derrière l’immeuble-paravent.

Ils se font face à nouveau :

DODANE : – Tu connais ?

BATHROSE : – Que nib ! Encore un mariole. Laisse-le se casser, « Poil-en-biais »

Ils reprennent le guet, se tordant toujours le cou.

DODANE : – Au bord de la mer, le premier jour, on est tout désorienté…

BATHROSE : – Surtout sur une plage du Nord !

DODANE, d’un ton d’évidence : – J’ai fait une bronchite.

BATHROSE : – C’est nier le pouvoir congestionnant du string !

DODANE : – D’après toi, cela aurait dû me dégager les poumons ?

BATHROSE : – C’est la cohérence même !

DODANE : – Tu as fait médecine ?

BATHROSE : – Juste la première année.

DODANE : – Tu l’as terminée, au moins ?

BATHROSE : – Je veux !

DODANE : – Pas sûr que ce soit le cas des secouristes : faisant fi du string, ils m’ont collé des ventouses ; c’est que ça chatouille ! Mais, moi, je m’suis pas gratté…

BATHROSE : – Tu leur a dit ce que tu pensais…

DODANE : – Et je suis resté trois jours avec l’encéphale enflé.

BATHROSE : – Ils doivent encore croire aux châtiments corporels.

DODANE : – Ce sont des bizarres, ces C.R.S.

BATHROSE : – Remarque, ils sont entraînés pour, pour que la matraque les démange.

DODANE : – Moi, ce serait plutôt la penseuse, à présent.

BATHROSE, convaincu, fixant Dodane : – Faut gratter.

DODANE, se gratte la nuque en se tournant vers Bathrose : – Je n’arrête pas ! J’sais pas ce que j’ai, je rentre de vacances, je suis reposé…

BARHROSE, doctement, reprenant le guet, cou tordu : – Donc, c’est pas une dermatose nerveuse.

DODANE, ironique, toujours sur Batherose : – Que demande le peuple… ?

BATHEROSE : – Si tu avais vu cette plage… du sable à en perdre la vue…

DODANE, reprenant le guet, cou tordu : – Et le reste !

BATHEROSE : – Justement : c’était la dernière semaine de congé de la grosse anglaise. Elle avait un grain de beauté… ah, j’ai pas pu résister…

DODANE : – On est trop émotif.

BATHEROSE, tourné vers Dodane : – Elle l’avait dans le pli de l’aine, alors, pour le voir… hé… ? une fois arrivé là… on n’est pas de bois, pas vrai ?

DODANE, guettant encore : – C’est ce que je dis toujours…

BATHEROSE, reprenant le guet, cou tordu : – Quand même, c’est chouette la mer.

DODANE : – On change de maillot de bain tous les jours… à cause du goudron.

BATHEROSE : – Une hygiène qu’on observe ! même les Suisses sont pas plus propres.

DODANE : – Parce qu’ils n’ont pas de mer, faut être juste.

BARTHEROSE : – N’empêche… De plus, on s’est rendu utile : on participait au ramassage des détritus sur la plage.

DODANE, enthousiaste, tourné vers Batherose : – Vous aussi ! Y’avait des concours ?

BATHEROSE, toujours guettant : – Ca change un peu de la chasse aux moules.

DODANE, reprenant le guet, cou tordu : – Ca nous a fait des vacances originales.

BATHEROSE :- L’année prochaine, il y aura un concours de peinture…

DODANE : – S’il y a encore des boues rouges !

BATHEROSE : – Grâce aux industriels… sont indispensables ces gens-là.

DODANE, tourné vers Batherose : – Toi, vraiment, tu en as plein la bouche !

BATHEROSE, tourné vers Dodane : – Je sais. Ce sont des aphtes : sûrement les crevettes.

DODANE : – Et ces boutons, là ?

BATHEROSE : – C’est une méduse.

DODANE : – Elle en est morte ?

BATHEROSE, reprenant le guet, cou tordu : – Assassinée. Au mazout, il paraît…

DODANE : – Oh, mais moi aussi j’ai été intoxiqué, attention

BATHEROSE, d’un air entendu : – Dans un resto extra ?

DODANE : – Je crois que ce sont les moules qui m’ont collé quelque chose aux yeux.

BATHEROSE           , tourné vers Dodane : – Tu les as rouges, remarque…

DODANE : – Bof, beaucoup moins. Parce qu’au début, les copains : « Hé, l’escarbille, ça roule ? »

BATHEROSE : – Tu voyais trouble ?

DODANE : – A la télé, j’avais beau changer de chaîne, c’était toujours Canal + sans l’décodeur ! (il reprend le guet, cou tordu) : Il paraît que c’est le mercure qui fait ça.

BATHEROSE, convaincu, reprenant le guet : – Y’en a dans les moules.

DODANE : – Pas que dans les moules…

BATHEROSE : – Ouais, eh bien en rentrant, je balance mon thermomètre

DODANE : – Te blesse pas.

Un petit silence.

BATHEROSE : – Moi, ça va, c’est ma moitié : depuis qu’on est rentré, elle me fait une inflammation mal placée.

DODANE : – Dis-donc, l’abstinence…

BATHEROSE : – C’est l’eau de la ville, sûrement.

DODANE : – Ou les crevettes.

BATHEROSE : – Ou le sable des crevettes.

DODANE, railleur : – Du moment que ce n’est pas une dermatose nerveuse…

BATHEROSE, même ton : – Que demande le peuple… ?

DODANE : – Quand même, c’est choucard les vacances.

BATHEROSE : – Naturliche.

OFF = une horloge sonne l’heure.

DODANE, tourné vers Batherose : – T’as pas d’ankylose dans les salsifis ?

BATHEROSE, tourné vers Dodane : – Dans les deux, Mickey !

DODANE : – Et peu d’espoir de bain de pieds à l’eau salée, pas vrai ?

BATHEROSE : – Moins que peu

DODANE : – Ca ne fait pas lerche. Il nous reste la grimpette d’escalier : si on allait l’attendre là-haut, dans sa cagna ?

BATHEROSE, approuvant : – Gigo !

(Ils disparaissent parmi les tours…)

A  SUIVRE ?

ORDONNANCES : MEDICAMENTATION MACRON FACON SAIGNEE !

J’avais bien raison de me méfier de la durée de la position horizontale dans ces milieux hospitaliers !

Cela m’aura permis d’étudier le contenu des ordonnances Macron…

Brancard, Hôpital, Secours, Médecine

Des ordonnances meurtrières : depuis sa création en 1910,le Code du Travail vise à rééquilibrer les relations entre employeurs et employés qui sont notoirement inégalitaires du fait du lien de subordination ; il faut ne jamais avoir eu de patron pour nier cela.

Justification avancée : « le rôle de la norme sociale n’est pas de combattre les inégalités, mais de créer d’abord les conditions de liberté de produire » (!)

Voilà donc les « ordonnances »… La nouvelle lettre de licenciement « simplifiée » qui peut-être vous attend ne vous permettra plus de plaider le licenciement sans cause réelle et sérieuse, vu que l’employeur pourra changer de motif à tout moment pour se justifier ! Elle est saumâtre celle-là !

Votre entreprise veut se débarrasser en masse de nombreux salariés ? Jusqu’alors « les plans de départs volontaires » faisaient l’affaire, sauf que l’entreprise devait être en difficulté économique. Plus nécessaire aujourd’hui ! Le ministère du Travail raisonne en départs en « ruptures conventionnelles collectives »… quand bien même elles sont unilatérales ! Retors, Macron.

Les primes – vos primes – dépendront uniquement de l’entreprise. Laquelle pourra supprimer, par exemple, le treizième mois, et sous la pression du chantage à l’emploi, les salariés… subiront. Exemple même de la nouvelle architecture entre branche et entreprise. « L’inversion de la hiérarchie des normes« , qu’ils disaient. Couillonnades !

Ils vous font accroire, c’est leur métier.

Voilà pourquoi on  s’inquiète dans la bâtisse élyséenne de la montée du sentiment « Président des riches du MEDEF… président des riches ». Tout court !

Relire…

 

DES PERSONNAGES DE POLAR

DES FICTIONS, DES PROTAGONISTES ET DES ROLES :

En fait, ils avaient très peu de chances de se rencontrer. Non pour des raisons d’éloignement géographique, mais à cause de leurs activités dissemblables.

Bruno, lui, travaillait dans une grande entreprise américaine (au moins par la dénomination anglophone) dans laquelle maintes occasions lui étaient données d’exercer son esprit frondeur. On doit à la vérité de reconnaître qu’il faut vraiment être un mouton congénital pour rester continuellement amorphe dans un tel environnement. Pas le genre de sa chère « Soleil » avec laquelle il constituait un tandem percutant autant que divertissant. Jusqu’au jour où Bruno se trouva être victime d’un jugement inique… qui stimula grandement son indignation ! Au point de tomber dans la clandestinité…

De son côté, Marcus n’a trouvé pour échapper au chômage qu’un poste de détective privé dans une agence « adultère, mode d’emploi », selon la définition de son copain d’enfance, Evariste, journaliste d’investigation. Pour l’heure, puisqu’il est chargé de filer une mignonne que son père fait surveiller; il a énormément recours à la « petite reine » à l’instar de sa « cliente »; ce qui donne lieu à des scènes inédites. Jusqu’alors, rien n’avait altéré sa joie de vivre. Quand, ainsi pédalant, Marcus va se trouver confronté à des pratiques qui n’ont plus aucun rapport avec le dévergondage d’une jeune fille délurée… Inquiétante surprise de Marcus qui va s’en ouvrir à l’ami Evariste. L’anxiété monte, conjointement aux révélations de l’enquête des deux larrons…

Eh bien, extrême cohérence de l’auteur, Bruno et Marcus jamais ne se rencontreront !

 

anxiété

un thriller

A lire…

A bouquiner aussi…

 

VOYAGE SANS STUPEFIANT…

Il faisait nuit. J’étais allongé dans cet attelage confortable m’évitant tout cahot violent. Je me laissait aller à une douce somnolence, avec auprès de moi une femme attentionnée  dont j’avais du mal à cerner le visage. Ma rêverie flottait au gré du défilé des lampadaires, alternant pénombre et lumière. J’étais bien.

Juste avant de nous engouffrer sous un pont, il me sembla apercevoir un fanion frappé d’une grosse croix. Tiens, la Suisse, ses paysages, ses coffres-forts… Une carte postale avec vaches et montagnes me vint à l’esprit. En fait de pont, je crois bien que nous sommes engagés dans un tunnel ; assez long; très long même…

Le franchissement du Grand-Saint-Bernard, ou du Saint-Gothard… je ne sais plus. Hannibal et « ses tanks » : ses éléphants; leur marche dandinante… Non, sûr que je ne suis pas perché sur l’un d’eux ! Hannibal, ça va pas la tête  ! L’éléphant… heu, barrit ? oui, il paraît. Le cheval hennit; le boeuf meugle, mugit, beugle; le buffle , ah, le buffle… il imite le boeuf, non ? Et la girafe ? de toute manière, je ne tiendrais pas sur son dos en pente.

Voilà que nous sortons du tunnel… Soudain, l’éclairage violent de l’entrée ranime les couleurs que la nuit effaçait. La croix…mais c’est la croix rouge ! Misère… combien de temps vais-je rester alité dans cet établissement hospitalier ?

Femme, Homme, Or, Argent, Nero, Jaune

LE MONDE MIRIFIQUE DU FOOTBALL PRO

Oyez, jeunes gens, éblouis par le sapin de Noël des joueurs vedettes du football national ! A chacune de ses branches pend un petit footballeurs en or massif…

Cependant, on ne vous révèle jamais le constat du syndicat UNFF qui, pour la France, estime qu’un quart des joueurs perçoivent à eux seuls près de 80 % de l’ensemble des salaires ! De son côté, le syndicat international des joueurs au ballon rond (le FIFPRO) dévoile que 40 % des professionnels gagnent moins de 1000 € par mois !. Par ailleurs, en France, le taux de chômage dans le football atteindrait 15 %…  Enfin, plus de 25 % des footeux professionnels commenceraient la saison sans aucun contrat…

Enfant, Footballeur, Coup De Pied

Seul un jeune sur six (soit 17 %) sort des centres de formation avec un contrat pro ! Autrement dit, 83 % se trouvent, sans formation pour la vie sans gazon, sans diplôme, en butte à des difficultés et promis au chômage de longue durée.

Ne serait-il pas du devoir de la puissance publique de prévoir un programme d’aide pour ces jeunes-là, de mettre sur pied un fonds de garantie afin de lutter contre ces inégalités ? De taxer les énormes indemnités de transfert pou financer un fonds de développement dévolu à la reconversion et la formation de tous ces sportifs ?

De fait, il en est du foot comme de la société française : un monde livré à l’ultralibéralisme et à l’argent roi.

Puisse cette abomination vous réveiller, jeunes pousses, et vous dresser, toute votre vie, contre l’injustice !

Parce que si vous comptez sur Macron…

LA RECONNAISSANCE FACIALE PERTURBEE PAR BORIS VIAN

Il est certain qu’un logiciel de reconnaissance faciale n’aurait pas eu de secret, aujourd’hui, pour l’ingénieur Vian. Alors, il ne faudrait pas que notre facétieux Boris monopolise l’image de l’Emmanuel… Au point de réaliser la menace de la grosse papesse de l’édition, il y a trente ans : « Je ne suis pas obligée de parler de vous, ainsi vous serez proprement asphyxié. »  Quoique ce serait justice tant ce Président abuse de la posture, de la pose, bien aidé en cela par les couvertures d’à peu près tous les magazines de ce pays…

Nous sommes nombreux à avoir constaté la ressemblance physique. Preuve en est l’auto-description par Boris Vian lui-même : « Mes jolis yeux cérules, mes couvre-mandibules, dont je vous pourlèchois, mon nez considérable…  »  Ah, vous voyez !

Si bien qu’il y aurait grand profit à substituer au parler officiel la fantaisie de Boris Vian, perturbant gravement le convenu de la République… et le système décimal.

Ainsi ce tic du langage macronnien qu’il devrait à tout prix s’éviter « et en même temps… » qui passe mal. « C’est ce que je me disais : le temps passe mal. Il n’a pas la place. Il y a trop de gens, ou trop de quoi ? D’ailleurs, où est-ce qu’il passe ? Par le chas d’une aiguille ? Dans la rue ?  Il a passé par ici, il repassera par là... ». Cela nous change de l’obsession de la consommation : « Mon repasse-limaces / Mon tabouret à glace / Et mon chasse-filou / Le ratatine-ordures / Et le coupe-friture / Au chauffe-savates / Au canon à patates / A l’éventre-tomates / A l’écorche-poulet« .

Changement d’ambiance dans le « députodrome » ! Adieu la mascarade, les mensonges et les illusions entretenues : « Je ne voudrais pas que vous me tinssiez pour une idiote ! » réagit la bonne dame, citoyenne de base.

Sans oublier avec Boris l’intérêt de la discussion argumentée : « Elle me fit observer et je dus m’incliner, car je passais à ce moment la porte, notoirement trop basse »

Bénéfice encore, la police avec ses inspecteurs, « qui sont en quelque sorte le bureau d’études du passage à tabac« , recevraient des cours de formation de « torture à la chatouille« .

Enfin, avantage d’entre les avantages, le risque avec ce bouton fatal de déclencher le feu nucléaire… Avec Boris, pas de problème, « Au premier coup, sans tâtonner, il appuya à côté. »

Hélas, vu l’impossibilité de permuter les deux sosies, « la question ne se pose pas : il y a trop de vent pour ça. »

Signé : baurice

Voir…

DU DAC AU DAC

Ernestine, tu m’as dit que la clef était sous le paillasson. Ai trouvé la clef mais pas le paillasson. Où est-il ?

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Six cylindres dernier modèle, très peu roulé. A prendre dans fossé à 500 mètres de l’usine.

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Me moquant du tiers comme du quart, les échangerais contre un bon demi.

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Souffrant d’insomnies, échangerais matelas de plume contre sommeil de plomb.

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Encre phosphorescente pour écrire dans l’obscurité. Encre invisible contre les fautes d’orthographe. Ensemble, les deux flacons 0 fr 05.

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Romancier spécialiste romans policiers, demande urgence détective pour trouver coupable dans son roman en cours.

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Un ministre décide la suppression des « nègres »… dans les lettres françaises. Emotion dans certains milieux littéraires.

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Directeur de théâtre cherche tailleur ayant loisirs pour doubler plusieurs rôles.

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Comédien céderait prix de gros, tomates reçues en détail.

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Lycéen cherche blanchisseuse habile pour l’aider à repasser ses leçons.

 

(Epoque chaise longue…)