LETTRE OUVERTE AUX MACRONEUX

Il serait, paraît-il, le troisième choix des électeurs de gauche… De gauche, j’insiste. Derrière Mélenchon puis… Hollande. Macron ! Il est vrai qu’aujourd’hui le terme « gauche » signifie tout et son contraire depuis la trahison éhontée de Hollande. Ehontée, j’insiste.
Donc, voilà un bonhomme à la denture particulièrement carnassière, qui se dit « ni de droite, ni de gauche », qui n’est pas « socialiste », qui feint de ne pas comprendre pourquoi il est traité de « félon », et qui se croit seul capable de « réformer », action dont « le pays a besoin ». Un de plus ! C’est maladif… Tous docteurs de Molière, la purge, la saignée, que sais-je encore, mais l’humain… jamais rencontré, pas perçu, ignoré. Enfin, l’humain de base; le pas propriétaire, le pas argenté. Parce que l’autre, le moyen de la classe, le manipulé aisément, le qui se pousse du col, alors oui : il le recherche Macron… en marchant, avec son sourire si content de lui !

macrones-680804__180(mais non, pas macaron !)

Faut-il qu’une partie de l’électorat soit ignare pour se faire enfumer de la sorte et considérer tout ce qui n’est pas de droite comme « socialiste ». Socialiste fictif, oui ! La contradiction entre paroles et actes leur échappe. Complètement.
Résultat : je tire mon chapeau à Mélenchon, il lui en faut du courage…

voir aussi…

DONNEZ-MOI VOTRE AVIS…

Mon roman à suspense en cours d’écriture… avouez que la situation de départ est particulièrement angoissante : le personnage sort d’un évanouissement pour constater qu’il a perdu la mémoire. Il se rend compte qu’il a, hormis sa petite valise, un sac publicitaire d’hôtel contenant des documents indéchiffrables et… un pistolet Beretta !

De plus, il découvre dans sa valise la photo d’une jeune femme blonde avec, au dos, une adresse rédigée de sa propre main. Dès le lendemain matin, les journaux annoncent, qu’à cette même adresse, cette jeune femme a été défenestrée… !

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Le roman est écrit à la première personne du singulier.

De quoi frissonner… thriller…

Mais j’ai un gros problème de titre ! (je l’appelle le roman de l’amnésie : ce n’est pas satisfaisant)

Voulez-vous m’aider ?

c’est à lire… si vous le voulez bien

FEUILLETON DE L’AMNESIQUE : XVème parution =

SUITE…

Chapitre 8

Mais j’ai bien conscience que, dans ma situation, si je cesse de pédaler je m’effondre… Aussi, dans mon élan, je me décide pour la recherche de ma grand-mère. J’opte de même pour un voyage de nuit : s’approcher du but peut-être, mais tout en récupérant des fatigues et émotions récentes. J’en profite pour faire l’expérience des couchettes qu’on me propose en prenant mon billet. J’apprends, tout doucement.

Une fois dans le compartiment, j’ai à ma disposition l’une des couchettes du bas ; j’y glisse ma mallette sous l’oreiller. Tout à coup, du tréfonds de ma mémoire, me revient à l’esprit un voyage en couchettes avec mon paternel. Je ne devais pas être bien vieux car je me souviens de mon inquiétude parce que Papa était sur la couchette supérieure et qu’il pouvait être projeté en bas dans le cas d’un freinage intempestif. Pourtant, à l’époque, je ne pouvais pas être spécialiste du freinage d’urgence. Pas comme aujourd’hui ! Cela fait rire Papa ; aussitôt, je vois nettement son nez se plisser ainsi que ses yeux. Un étourdissement me force à m’agripper à la couchette…

– Bonsoir ! fait l’homme en pénétrant dans le compartiment.

Je réponds du bout des lèvres. L’intrus ne semble en rien se rendre compte. Je sors dans le couloir pour reprendre haleine. Ma nuit risque d’être agitée.

Voici un second bonhomme qui entre dans le compartiment. Voilà, sous la casquette d’un cheminot, un sifflet qui lance une succession de sons aigus. Le train s’ébranle. Il fait nuit. Je regagne ma couchette ; ma tête reposant sur ma mallette me fait revivre le lit-cage du Vieux-Pays…

Les brumes de la mémoire

Six heures du matin. Le poste d’aiguillage claironne fièrement « Brive-la-Gaillarde ». Le qualificatif avait inspiré Brassens en son temps. Mal réveillé, secoué par les rails entrelacés, je guette le gigantesque massif floral dessinant ce sympathique message de bienvenue : «  Le riant portail du midi ». Toujours une profusion de fleurs, mais plus cette promesse de soleil ! Je sens une contrariété monter en moi. On ne revient pas impunément sur son passé.

Le buffet est en train d’ouvrir. J’y commande un petit déjeuner à l’anglaise, il faut bien ça d’autant que je ne vais pas débarquer à l’heure du laitier chez des gens dont j’attends des repères éclairant mon passé !

Je n’ai pas trop attendu pour voir arriver le plateau bien garni. Mumm… L’assiettée d’oeufs brouillés est particulièrement copieuses ! Puis je poursuis par une orgie de toasts et de confiture amère. J’ai tout mon temps aussi j’en profite pleinement… le bacon en fait les frais. Le petit déjeuner englouti, il est encore bien tôt ; mes yeux errent sur l’intérieur du buffet de gare auquel se substitue bientôt un autre lieu semblable… De là à imaginer que l’unique consommateur qui me tourne le dos est l’impassible inspecteur « El Figé »… Me voilà tout à coup sur le qui-vive ! Avec ce sentiment sous-jacent de culpabilité : qu’ai-je bien pu commettre d’aussi grave ? En tout cas, quittant sa table, le seul client lève le soupçon : pas du tout la même dégaine. J’inspire profondément. Reste l’incertitude lancinante à propos de mon passé… Afin de repousser le malaise, ainsi que tuer le temps, je commande une tarte aux fraises, de belle taille.

Quand, enfin, je règle l’addition, le garçon me propose un taxi. Que je refuse car je tiens à essayer de refaire le parcours que les parents empruntaient pour rejoindre la périphérie où résidait ma grand-mère. Je revois Papa portant ces deux éternelles petites valises bleues pour effecteur ce long périple. Au sortir de la gare, ils prenaient des petites rues sur la droite ; là, un violent contraste vous attend entre la pierre des maisons, cette noirceur volcanique locale, et le soleil déjà généreux. Après quelques hésitations, je crois retrouver la longue rue qu’il fallait parcourir pour s’approcher des faubourgs.

Oui ! le voici le petit pont du chemin de fer sous lequel deux voitures ont du mal à se croiser, et là, l’ancienne boutique du « Familistère ». Mais où est passée la route poudreuse, joyeuse, presque blanche, qui marquait l’entrée symbolique du quartier de ma grand-mère ? La route de la cible qui conduit au champ de tir des bidasses de la caserne du cru. Elle est recouverte aujourd’hui d’un triste goudron, aussi morne que ma route était ardente. J’en ai les larmes aux yeux. Il me faut pourtant continuer : et si ma grand-mère vivait encore ?

Je côtoie de modestes propriétés dont je ne me souviens pas ; cette route civilisée me perturbe. Je vais forcément retrouver à main gauche le portail en fer coiffé d’une gracieuse arabesque qui ouvrait sur la pente un peu raide menant à la maison. Je crois reconnaître cette bâtisse en longueur perchée au-dessus de son jardin potager, c’était celle de la voisine. Et le voilà mon gracieux portail donnant accès au jardin pareillement pentu, traversé dans sa longueur d’une allée, rouge de sa terre argileuse. A son extrémité supérieure, la maison et son escalier accolé à la façade qui mène aux pièces à vivre. Toujours ouverte, la porte du sous-sol lequel devient cave du fait de la pente du terrain.

Je pousse la grille pour attaquer la côte. A ma gauche, le double bassin aux poissons rouges et au cresson alimenté à la fois par une petite source et par la pluie ; cette eau, canalisée sous la route, va se jeter dans le ruisseau avoisinant. Là-haut, quelqu’un a bougé ! Ce ne sont pas mes yeux, tout de même ? Non : quelqu’un a bougé. Je crois apercevoir la frêle silhouette de ma grand-mère… mais non, obnubilé que je suis, c’est une femme qui sort de la maison plus moderne construite tout contre l’ancienne : l’habitation des voisins. Je poursuis la montée. Elle m’a vu et attend. Plus je me rapproche, moins elle évoque une silhouette connue dans ma pauvre mémoire. Enfin, me voici devant elle, un peu essoufflé.

– Bonjour !

– Bonjour madame.

Elle me fixe d’un air bizarre, me gratifiant d’un sourire avenant.

-Vous… euh… tu ne serais pas le petit-fils Roque, le petit-fils de Rosa, de la famille Roque qui demeurait pas loin ?

J’hésite un instant, ce nom ne me dit rien, bien que le prénom de Rosa trouve un écho dans mes souvenirs. Pour briser le silence, j’ose :

– Tu me reconnais ?

– Ca alors… que oui je te remets ! Pas toi ?

J’esquisse un geste d’impuissance.

-Ce doit être dû au choc émotionnel : après la mort de tes parents dans un accident de voiture, ta grand-mère t’a recueilli avec ton petit frère, ici, chez elle. Il y a quinze ans, au moins.

Mon petit frère… une silhouette confuse de gosse me revient en mémoire. Enfin, je vais apprendre mon histoire…

-C’est ton prénom que j’ai oublié… oh, c’est trop bête !

Je chuchote : « Pascal ». Cela n’a pas l’air de correspondre à ses souvenirs… Soudain, elle devient aguicheuse :

– Et tu me cherchais ?

– Sûrement, toi et ma grand-mère.

– Mais elle est morte ta grand-mère ! A ce moment, tu as quitté Brive.

– Je sais bien. Mais j’avais envie de revoir la maison, le jardin en pente raide, l’argile rouge…

– Et nos jeux de gosse, tu t’en souviens ? Quand on avait fait une bêtise, ta grand-mère te poursuivait autour de la table de la cuisine pour te corriger…

Oui, oui : je me rappelle, ce sont des souvenirs qui me sont restés. A partir de là, j’aurais pu retrouver la suite de ma vie auprès de ma grand-mère… Tout se dérobe sous mes pas. Monte en moi une bouffée d’angoisse. Je ne peux pas faire l’aveu de mon amnésie à cette étrangère.

-Entre donc ! les retrouvailles, ça ne se fête pas devant la porte.

Clémence, car c’est bien elle, la fille des locataires de la maison mitoyenne. Ses taches de rousseur se sont fortement atténuées, sa tignasse rouge a nettement pâli. On doit avoir à peu près le même âge. Quinze ans après… un titre à la Dumas. Je vais essayer de la cuisiner, sans en avoir l’air.

Peut-être à SUIVRE…

L’UN DE MES PERSONNAGES S’APPELAIT « SOLEIL »

La blonde amie de Bruno se prénommait… Léonce. A-t-on idée d’affubler sa gamine d’un pareil petit nom !? Aussi, tout le monde l’appellait « Soleil », Bruno le premier

De prime abord, une voluptueuse blonde aux boucles dorées, à l’œil bleu clair, plus faite pour la romance que pour le polar. Au demeurant, volontiers railleuse, caustique, drôle. Mais, en quelque sorte, une apparence trompeuse car, dès un deuxième contact, le visage éveillé peut révéler… un rien de sauvagerie. Oui, rebelle assurément. A l’imagination en éveil. A l’humour ravageur. Ce qui ne gomme que très difficilement l’attrait sexuel aveuglant.

Un personnage fascinant à double facettes : la récalcitrante et l’amoureuse. Celle dont la conviction ragaillardit l’aimé, un instant abattu par trop de déconvenues. Pour autant, pas insensible à la beauté masculine d’un inconnu qui ne le restera pas longtemps.

un thriller

Néanmoins, dans l’action, elle garde un sang-froid surprenant, inattendu. Elle peut même tenir en main, quand nécessaire, une arme de poing… non chargée cependant. Motivée par sa quête de justice.

« Une nénette pas banale » pense le flic bellâtre qui a pour mission de l’approcher.

C’est cette séduisante jeune femme, bien plus complexe qu’attendu, qui entraîne le lecteur dans son aventure idéaliste.

J’avoue avoir éprouvé une peine certaine à la quitter après l’avoir fait vivre intensément…

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UN PAVE DANS LA MARE !

Au hasard de me lectures, je tombe sur un article qui date du printemps : « Il refuse le Goncourt du premier roman ! »

Oui, le pavé dans la mare… ! Joseph Andras, c’est son nom, estime « la compétition incompatible avec l’écriture et la création. » En tant que lecteur et maintenant en tant qu’auteur. Dans une époque furieusement « .com » ! Il va jusqu’à refuser  de recevoir les journalistes  d’une presse  « tombée aux mains de capitaines d’industrie. » Constatation indiscutable.

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Il est vrai que les prix littéraires sont devenus une affaire entre éditeurs, répondant à des logiques  marchandes qui ont peu à voir avec la littérature. Et chacun de feindre de ne rien voir !

Rappelons l’historique des prix littéraires français.

Le prix Goncourt a été créé par le testament d’Edmond de Goncourt en 1896. Et le premier prix a été décerné en décembre 1903.

Dès 1904, le prix Fémina a vu le jour en réaction  au Goncourt avec un jury exclusivement composé de femmes.

En 1914, naissance du Grand Prix du roman de l’Académie française; décerné à l’auteur du roman que l’Académie a jugé « le meilleur de l’année. »

Il faut attendre 1926 pour que dix critiques littéraires créent le Renaudot « pour réparer les éventuelles injustices du Goncourt. »

Ce n’est qu’en 1958 que le fils de Jean Giraudoux lance le prix Médicis en réaction aux choix conformistes des autres jurys littéraires. C’était le prix de l’avant-garde littéraire. C’était…

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Que d’hypocrisies !

Souvenons-nous de « L’anti-manuel de Français » de Claude Duneton et Jean-Pierre Pagliano : « une même histoire ne raconte pas exactement la même chose à tout le monde. Beaucoup dépend du lecteur, de ce qu’il apporte lui-même et dont il nourrit le texte en retour. C’est une question de point de vue.

Si on y ajoute celui de l’auteur : l’angle de plume

FANTAISIE…

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RAGE DE DENT

                                        La délicate libellule

                                        Cesse son vol horizontal

Car elle a horriblement mal

A une de dent de ses mandibules.

 

Par un réflexe machinal,

Dessus le ruisseau qui murmure,

Des yeux guettant la nourriture

Elle joue l’hélicoptère fatal.

 

Vol immobile pour embuscade ;

Au corps fauve, elle repère l’abeille

Qui va être un  mets sans pareil

Car pour elle, finie l’escapade !

 

La verte demoiselle, sur l’heure,

Semblable à vautour sur sa proie

Fond sur l’abeille que sa dent broie :

Las ! Libellule crie de douleur…

 

Le terme « mandibules » désigne les mâchoires de certains insectes. Eh, oui, ce si fragile insecte, la libellule, possède réellement des dents !

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LA CABALE : ROBESPIERRE, BOUC EMISSAIRE

C’était l’époque ou l’on exposait le corps d’un suicidé, nu, un pieu enfoncé dans le coeur !

Quand on traite de la Grande Révolution, il est nécessaire, pour être honnête, de se replacer dans la tourmente des évènements révolutionnaires. Dès le 14 juillet 1789, le sang a coulé; on a vu des têtes tranchées, fichées au bout de piques ! Terrorisant. Paris subit une réelle disette et une chaleur accablante. L’émeute gronde depuis quelques jours. Le temps est à la violence.

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Robespierre est encore un inconnu

Sa réputation sera fabriquée au lendemain du 9 thermidor par ses vainqueurs. Et cela continue depuis plus de deux siècles, prêché par la bourgeoisie auprès de braves gens ignorants. Le parti-pris d’un  Michelet n’y est pas pour rien !

Il nous faut revenir aux faits. 1793, « l’année terrible » a commencé.

Le Tribunal Révolutionnaire est créé sur une initiative de Danton, le 8 mars 1793. Le Comité de Salut Public est une proposition de Barère adoptée le 26 mars 1793, bientôt réduit à 9 membres le 6 avril. Enfin, l’idée de « mettre la Terreur à l’ordre du jour » est de JB Royer, évêque constitutionnel de l’Ain et membre de la Convention; elle date du 5 septembre 1793.

Ce n’est qu’en juillet 1793 que Robespierre – après avoir refusé – s’est résigné à entrer au Comité de Salut Public.

Dans cette Constituante, les élus sont –pratiquement tous – « détenteurs du numéraire », résultat du vote censitaire. Aussi, dès le 17 juillet 1791, Robespierre accuse les girondins (« la faction ») de favoriser l’agiotage, c’est-à-dire de se livrer à des spéculations autour des assignats. Il s’expose, de ce fait, à la vindicte des possédants. C’est une lutte ponctuée de menaces de mort qui s’engage.… C’est Danton, déjà, qui en juin 1791, tonnait : « … l’engagement formel de porter sa tête à l’échafaud ou de prouver que celles des traitres doit tomber. » (la guillotine, substituée à la pendaison, datait de mars 1791).  Mais les brissotins-girondins ne sont pas en reste : de Vergniaud « … et il n’y aura pas une seule tête, convaincue d’être criminelle, qui puisse échapper à son glaive ! »; de Brissot « … le glaive de la loi doit frapper sur eux ! ». On ne peut pas être plus clair.

Une autre raison de la vindicte :  la GUERRE. Le premier discours de Robespierre contre la guerre – et les girondins qui en sont partisans – date du 12 décembre 1791, aux Jacobins. Rappelons pourquoi son opposition résolue à la guerre voulue à toute fin par la bande à Brissot (les futurs Girondins) qui caressaient l’espoir que l’armée révolutionnaire soit balayée, ce qui stopperait la Révolution et sauverait le régime. Ce combat primordial, Robespierre le perdra.

L’année 1793 débute par l’exécution du roi. Le danger est partout. Aux frontières où des défaites militaires aggravent l’angoisse des révolutionnaires. En mars, commence l’insurrection vendéenne, victorieusement. Des villes de province se rebellent. C’est dans ce climat que le Comité de Salut Public prend ses décisions. Il est bon de se souvenir à chaque instant que ce Comité est réélu, ou révisé, tous les mois. Tous les mois ! Dès lors, la notion de dictature…

Enfin, cette information que l’on ne trouve nulle part, la mauvaise santé de Robespierre. Il est absent du 18 au 27 mai 1791, la seconde quinzaine de novembre 1792, du 14 au 23 mai 1793, on ne le voit ni à l’Assemblée, ni aux Jacobins, il est absent du Comité de Salut Public du 19 au 23 septembre, du 26 septembre au 2 octobre; de même à la mi-janvier 1794, puis du 14 février au 13 mars. On suppose aujourd’hui qu’il était atteint de tuberculose. Le 8 thermidor, il déclare à l’Assemblée :  » Voilà au moins six semaines que ma dictature prétendue… ». Barère confirme : « Si Robespierre ne s’était pas éloigné depuis quatre décades du Comité de Salut Public… »

Jugez de la manipulation.

Il faut lire le « Ropespierre » très complet de Jean Massin ainsi que celui de Guillemin…

 

 

VACANCE…

Vacance… de vacant : libre, vide , absent… C’est l’état dans lequel je me trouve depuis quinze jours. Avec pour compagnons, antibiotique et Ventoline; la toux comme moyen d’expression. Epatant !

« Hypocondriaque », j’ai cru entendre cette invective dans ma somnolence. Saperlotte ! Qui ose parler au nom de mes organes abdominaux ? N’est-ce pas une croyance ancienne que de situer l’origine des inquiétudes de santé dans l’intestin ? Quoique… certains de nos contemporains restent l’oeil fixé sur leurs boyaux. En témoigne cet incroyable succès de librairie, non pas du « charme discret de la bourgeoisie » mais de celui de… l’intestin ! Les voilà les hypocondriaques ! De gros inquiets du nombril…

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La tête me tourne, les poumons n’y sont pour rien. Oui, parce que moi, mon talon d’Achille, c’est le poumon. Promiscuité surprenante que les sommités médicales considèrent comme une anomalie anatomique; malgré mon peu de connaissance en la matière, je suis bien d’accord. Si je peux vivre avec…

Par contre, vivre avec peu de lecteurs est quelque chose qui me mine. J’ai deux romans policiers qui dénoncent – en utilisant les attraits de la fiction – les risque de manipulation de l’opinion publique, mais ils manquent leur cible. Il y a pourtant de la fantaisie dans « Micmacs horribilis« . Il y a pourtant de l’humour dans « Mortifère l’actionnaire !« . Le lectorat, dit-on, en ces temps difficiles se réfugie dans la romance. Le réveil sera douloureux. Pour nous tous !rassurant

UN ETONNANT PERSONNAGE DE « MORTIFERE L’ACTIONNAIRE ! »‘

« Un bien étrange individu » précise la quatrième de couverture.

Il faut dire que Tancrède de Gaspar de Morange n’est pas ce qu’on appelle un personnage né dans un milieu défavorisé. Pourtant, il s’oppose à son milieu, récusant sa « bonne fortune atavique » et y fait volontiers de la provocation.

« De Tancrède, émanait toujours, du fait de son léger embonpoint, une bonhommie naturelle :

— Oncle Henri, comment vous portez-vous ?

— Bien, Tancrède, je te remercie. Toi de même ?

— Epatammant. Oncle Henri, que fait le PDG pour s’assurer la confiance des marchés ?

— Blagueur ! Je te l’ai assez rabâché, et ton père aussi.

Tancrède se mit à réciter :

— Le PDG met toujours en avant sa capacité à créer de la valeur pour les actionnaires.

— Sans céder aux mouvements sociaux ! Essentiel.

— Comme il se doit. Seulement, dans ce contexte, notre bonne presse conservatrice se couvre de pipi avec ses inepties : la fin de l’Histoire, sa négation de la lutte des classes… On en vit, non, de cette lutte des classes ? Aussi longtemps qu’elle merdoie… à notre profit. Avant tout, nous sommes des malins, n’est-ce pas mon oncle ?

Amusé, l’homme fixait Tancrède :

— Nous sommes des entrepreneurs, n’oublie jamais cela.

— Oh, nous sommes même des prédateurs. Des forcenés de la spéculation. Une seconde nature… »

Ainsi se poursuivait la conversation, mi-figue, mi-raisin, dans un salon huppé de Neuilly.

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Dès lors, il n’est pas impensable de retrouver Tancrède dans un rôle de meneur. Pour que les choses soient précisées à demi mot, il choisit pour nom de clandestinité « Cloots », ce baron allemand, possesseur d’une grande fortune, fasciné par la Grande Révolution, qui voulait « soulever la jacquerie des laboureurs européens ». Incognito, il va entraîner une jeune couple rebelle dans des aventures révolutionnaires périlleuses qui iront jusqu’au rapt.

Il faut attendre la dernière réplique du roman pour connaître la conclusion politique.

Le roman

HORREUR TERRORISTE, HORREUR POLITICARDE !

N’insistons pas sur la haine recuite qui peut pousser un humain à de tels actes assassins.

Mais que penser de ces politicards qui se précipitent sur les micros de la gente télévisuelle pour profiter de l’émotion qu’un tel acte de morts peut susciter. Juppé, sans vergogne, se met en avant au prétexte qu’il aurait réclamé l’utilisation des réservistes avant tout le monde. Le maire de Nice – le célèbre « motodidacte » – un certain Estrosi, n’a de cesse d’accuser le gouvernement, lui qui avait tellement bien sécurisé sa ville à force de caméras… Ciotti, pour les Répuricains, Philippot pour le FN, y vont de leur couplet politicien pur jus. Quelle misère ! Qui nous débarrassera de ces impudents ?

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Car enfin, on peut multiplier par deux l’effectif des forces de police… cela n’empêchera jamais un lanceur de grenade ou un tireur embusqué d’agir !

Que penser de cette télévision – toutes chaînes confondues – qui traque les larmes de Margot (bien compréhensibles au demeurant), voire les provoque ! Poursuivant cyniquement des gens en pleine détresse ! L’émotionnel, il n’y a que ça de vrai…

Une simple question qui vient à l’esprit de tout un chacun n’est jamais évoquée : comment de fait-il que la promenade des Anglais étant interdite à toute circulation, un camion ait pu s’y engager… ? Lors d’un braquage dans une ville moyenne française, aussitôt sont mis en place sur toutes les routes du département des barrages – oui, des barrages ! – policiers. Constitués de herses à longues pointes faites pour crever les pneus de tout véhicule qui refuserait de s’arrêter. Et rien de tel aux deux extrémités de cette promenade des Anglais « sécurisée » ?

C’est incompréhensible !?!