ESCROQUERIE :LE PASSE REINVENTE DE FILLON !

De 2002 à 2004, François Fillon était ministre « des affaires sociales, du Travail et de la Solidarité ». Il engage une « réforme » des retraites votée en 2003.

Résultats = d’avril 2002 à avril 2007, le nombre de chômeurs plus celui des RMistes n’a pas diminué tandis que 500 000 actifs ont quitté le marché du travail prématurément, craignant les conséquences de la réforme Fillon !

Le but de cette réforme était d’allonger la durée de cotisation des salariés. Quatre ans après, l’âge moyen de départ s’est abaissé de plus d’un an (étude de la Caisse nationale d’allocation vieillesse). Parallèlement, les caisses de retraite qui étaient à l’équilibre en 2002 ont accumulé un déficit supérieur à… 7 milliards ! Ce qui n’empêche nullement Fillon (« l’homme honnête » !) de toujours se présenter comme « l’Homme-qui-a-réussi-la-réforme-des-retraites »…

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En avril 2007, il déclare (« Les échos ») que les chiffres du chômage sont « les meilleurs depuis 1983 » (SIC !). Rires dans le public averti. Fanfaronnade à l’imitation de son maître Sarcozy, incroyable autosatisfaction alors que l’agence européenne de statistiques EUROSTAT demande publiquement à la France de réviser en hausse les chiffres du chômage ! Un cynisme digne de cette catégorie sociale qui s’estime seule légitime à exercer le pouvoir. Qui se croit tout permis. Une propagande que l’on retrouve aujourd’hui.

Chômage et précarité sont les causes premières des difficultés scolaires. Les émeutes de novembre 2005 révélaient une « immense désespérance sociale« , selon les Renseignements Généraux. Bien évidemment, Sarkozy, le patron de Fillon, a déchiré le rapport. Pourtant les fondements de notre société sont en cause !

Quand ils promettaient « le plein emploi à plein temps dans 5 ans », sans avancer aucun projet nouveau (toujours la même recette libérale !) Fillon et Sarkozy savaient qu’ile mentaient effrontément…

Chômage et précarité déséquilibrent complètement la négociation entre salariés et entreprises. Cela intéresse beaucoup l’homme de droite François Fillon !

A ce propos, voici le souvenir d’un homme qui était adolescent au temps où Pierre Mendès-France assurait son émission hebdomadaire à la radio. Lui et ses copains interrompirent leur match de football pour l’écouter ! « On sentait que celui-là ne nous prenait pas pour des couillons »…

Il y a urgence à dire la vérité…

AINSI FILLON S’EST MIS A TABLE !

Il s’est placé, et le revendique, dans la droite ligne de… Thatcher ! Evidemment, de nombreux électeurs  ignorent quelles  ont été les conséquences de la politique de la Dame en question. Peut-être certains se souviennent-ils qu’elle a été impitoyable avec les syndicats ouvriers… mais pour quels résultats ?

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« Vingt cinq ans après Thatcher et ses réformes, souligne Pierre Larrouturou dans son passionnant bouquin « Le livre noir du capitalisme » (2007), le Royaume Uni demeure sous formé et faiblement productif. L’écart de productivité avec la France n’a quasiment pas diminué. »

Partout la productivité du travail humain a progressé d’une façon spectaculaire grâce aux robots et aux ordinateurs. En France, la demande de travail nécessaire à l’économie a baissé de 10 % pendant que le nombre de personnes disponibles a augmenté de 23 %. C’est cet écart de 33 % qui est la principale explication du chômage !

« Si depuis 1974, la durée individuelle du travail avait baissé de 33 %, nous serions restés au faible niveau de chômage de l’époque ». (environ 500 000)

Mais alors, pourquoi la droite est à ce point crispée, dressée contre le partage du travail ? Quand bien même la faisabilité en est prouvée par au moins 400 entreprises françaises passées aux 32 heures en 4 jours

Parce que un mouvement général vers les « 4 jours » créerait en quelques années UN MILLION SIX CENT MILLE emplois en CDI (étude du ministère du travail en 1997). Cela favoriserait les salariés dans les négociations sur les rémunérations et permettrait un nouveau partage de la valeur ajoutée ! Ce que redoutent par-dessus tout les porte-parole à la FILLON, champions des hauts revenus. Cela les pousse à s’entêter à reconduire indéfiniment la même politique de « baisse des charges » qui a échoué depuis 15 ans… On comprend mieux la raison profonde du « il n’y a pas d’alternative » de la bonne Dame de la droite… sainte patronne de FILLON.

Et JUPE, et MACRON qui courent derrière la même politique libérale…

LIRE AUSSI…

LA HAVANE CUBA MARC RIBOUD JEAN DANIEL ET CASTRO

LA HAVANE 1963 =

Nous sommes à La Havane en 1963. Jean Daniel et Marc Riboud sont à pied d’œuvre – non pour visiter Cuba – mais dans l’espoir d’un rendez-vous avec le jeune chef révolutionnaire Fidel Castro. Pour lequel Jean Daniel, grand reporter, est chargé d’un message de la part de John Kennedy.

Il y a un an, avait lieu la grave crise des fusées de Cuba opposant l’union soviétique aux Etats-Unis.

Il y a deux ans, à la suite des nationalisations décrétées par le gouvernement révolutionnaire et du rétablissement des relations avec l’URSS qui signe un contrat d’achat du produit de la canne à sucre, les Américains lançaient le désastreux (pour eux)  débarquement de la baie des cochons.

Les relations Etats-Unis-Cuba sont donc très tendues, aussi Kennedy souhaite faire un geste d’apaisement. C’est le message porté par Jean Daniel.

Pour les deux français, l’attente se prolonge : Marc Riboud la met à profit pour faire de nombreuses photos de La Havane et de ses habitants.

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FIDEL, LE BARBUDOS, EN PERSONNE !

Un soir – surprise – dans leur chambre d’hôtel Fidel Castro fait irruption ! Jean Daniel peut délivrer le message dont il est chargé. Une grande partie de la nuit est consacrée à une discussion passionnée pendant que Marc Riboud mitraille l’évènement, saisissant la gestuelle et les expressions de Castro.

Le lendemain, tandis que Riboud rentre en France, Jean Daniel est invité dans la résidence de Fidel. Et c’est en sa compagnie qu’il apprend l’invraisemblable nouvelle : J.F.Kennedy vient d’être assassiné !

Illustré des photos de Marc Riboud, l’article de Jean Daniel fera le tour du monde. Voici nos deux Français entrés dans l’Histoire…

DES ROBIN DES BOIS MOTIVéS

Lire « Mortifère l’actionnaire ! » c’est la promesse, de péripétie en péripétie, d’être embarqué dans l’entreprise clandestine téméraire d’un kidnapping qui vous fera partager les alarmes des personnages traqués et leurs attentes angoissées.

EXASPERATION DE DEUX ROBIN DES BOIS DEVANT L’INJUSTICE =

Amants, un contestataire, Bruno, et une récalcitrante, « Soleil », sont salariés d’une même multinationale. Elle, réfractaire à la propagande de la direction, tout comme lui, ils militent dans une association « Mortifère l’actionnaire ! ». Leurs interventions virulentes les font remarquer d’un certain Varlin, un trublion, en réalité un fils de grands bourgeois en rupture de classe ; d’où son surnom : « Cloots ».

UN TRUBLION, MYSTERIEUX AGITATEUR DETERMINE =

Auprès duquel s’engage « Soleil » (« Faire comme l’IRA » dit-elle) sitôt connu le suicide d’un ami chômeur. Imité par Bruno, aigri par sa condamnation inique en flagrants délits. Les vengeurs sont résolus, vomissant le lobbyiste !

Les voilà embrigadés dans ce qui semble être un réseau occulte. De ce jour, débute l’engrenage : de la préparation de l’enlèvement au commissaire de police téléguidant un inspecteur infiltré, de l’embuscade du kidnapping à l’alerte disparition, de l’angoisse de la traque au recouvrement astucieux de la rançon… Jusqu’au rebondissement ultime provoquant le drame final.

Liberté chérie

EXTRAIT :

Il faisait encore triste mine en regagnant le studio qu’il partageait à présent avec la pulpeuse blonde. Marchant sans hâte sur le trottoir, la tête dans les épaules, il touchait au port quand il la vit.

Surgissant de la porte cochère qu’il approchait, Soleil grimpa dans un taxi qui démarra aussitôt.

Bruno resta planté, irrésolu. Puis, sa décision prise, il chercha autour de lui un hypothétique taxi. Justement, une voiture libre s’avançait. Il la héla mais le chauffeur fit signe qu’il allait plus loin devant. Dix mètres à peine et un embouteillage le bloqua. A la course, Bruno le rejoignit et ouvrit d’autorité la portière avant droite.

— Chauffeur, les traditions se perdent : et la maraude, merde !

— Et les amendes, mon pote !

— Je paye vingt euros en plus du prix de la course. C’est urgentissime…

— Allez, embarquez.

Bruno était déjà sur la banquette arrière.

— Continuez tout droit, j’vous dirai…

La circulation reprit, plus fluide. Bruno scrutait les voitures devant eux, au plus loin qu’il pouvait. C’est ainsi qu’il avisa les longs cheveux bouclés à la blondeur dorée flotter au-dessus des habitacles à nouveau immobilisés. Elle regagnait son taxi, un journal à la main.

— Chauffeur, voyez la « Scenic » métallisée dans laquelle monte la blonde, vous la suivez gentiment.

— Elle mord, des fois ?

— C’est ma petite soeur, Maman me l’a confiée.

— Oui, oui… moi aussi je préfère les blondes. Mais on ne va pas se faire concurrence, le client a toujours raison.

— A la bonne heure !

Toujours aussi tendu, Bruno se carra dans un coin de la banquette arrière.

Défilèrent la rue de Rivoli, la place de la Concorde, les Champs-Elysées, la Grande Armée, la porte Maillot, et l’avenue de Gaulle à Neuilly.

— Attention ! Ca tourne à gauche… annonça le taximan.

En douceur, il alla s’immobiliser juste derrière la « Scenic ». Bruno feignait de lasser ses chaussures.

La filature reprit, posément.

L’épaule gauche accotée au montant de la portière, Soleil guettait l’apparition de la bâtisse à l’anglaise.

Dans le taxi suiveur, la figure anxieuse de Bruno trahissait combien il se torturait l’esprit.

L’oeil bleu de Soleil s’anima soudain : on approchait. Il courut le long de la façade en retrait, filant vers les deux fenêtres les plus élevées…

Aucune des deux n’arborait de rideaux. Derrière les vitres de la plus haute, vrai : un mannequin se profilait !

Le regard de Soleil se fit plus aigu puis sembla hésiter.

Elle se pencha vers le chauffeur, se ravisa et se laissant aller contre le dossier de la banquette, elle ferma les paupières en poussant un long soupir.

*/*

— On arrive à Bagatelle, commenta le professionnel du volant à l’intention de Bruno.

L’oeil de ce dernier disait assez que ce n’était pas le ravissement.

La « Scenic » venait de stopper à quelque cinquante mètres des grilles grandes ouvertes du château. Soleil, maintenant debout, paraissait chercher quelqu’un.

Les mâchoires de Bruno se crispèrent violemment.

Puis, la voluptueuse blonde se décida à piquer vers une cabine téléphonique.

— Bougez pas une oreille ! fit Bruno entre ses dents.

— J’évite même de respirer… ironisa le taximan.

*/*

Dans la cabine, Soleil composait un numéro avec une certaine fébrilité.

— Le top-modèle a pris l’air. Il est… trois heures moins vingt, ce lundi; je rappelle à quatre heures.

Elle raccrocha et observa les deux taxis en attente à la station. C’était au tour de la « Scenic » de charger un client. Elle la laissa s’éloigner et sortit en direction de la voiture restante.

*/*

La physionomie de Bruno marqua d’abord un net soulagement. Mais très vite s’y substitua une grande perplexité.

— La blonde change de marque mais, nous, pas de blonde ?

— Exactement, approuva Bruno d’une voix un peu sourde.

*/*

Soleil claqua la portière derrière elle et la vieille Peugeot démarra, pépère.

On reprenait le chemin inverse ! Bruno semblait de plus en plus désorienté.

Il y avait beau temps qu’on avait pénétré dans Paris quand le pilote de l’antique Peugeot fixa sa passagère via son rétroviseur.

— Dites, la patronne, on a l’air d’être pistés, c’est normal ?

Soleil eut un sursaut.

— Ne vous retournez pas !

Elle se mordit la lèvre inférieure.

— J’dis pas que je peux le semer le confrère, avec ma vieille caisse mais sa lenteur a du bon, c’est ce qui l’a fait repérer. Qu’est-ce qu’on fait ?

Décomposé, le visage de Soleil avait perdu tout son charme. Ne restait qu’une impression de dureté accentuée par la pâleur des yeux bleus.

— Heu… piquez à gauche, regagnez la rue des Petits-Champs, vous m’arrêterez devant le passage Choiseul…

Le virage fut effectué brusquement, sans clignotant.

— Ca suit toujours ?

— Vous pensez… on n’a pas affaire à un bleu.

— Bon, combien je dois ? Je vous pose ça à portée de main… gardez la monnaie.

Ils virèrent encore un fois sur la gauche.

— Choiseul en vue ! signala le chauffeur.

Devant, la file des voitures dut bientôt stopper.

Soleil sortit aussi calmement qu’elle put et disparut dans l’étroit passage coiffé de sa verrière à la netteté improbable. Il y avait moins de monde qu’espéré. Alors, dans l’élan, elle pénétra dans une petite boutique de chapeaux et se coiffa du premier bitos venu. Dissimulée sous les larges bords, elle se planta devant le miroir, guettant du coin de l’oeil le passage. Sous la prunelle patiente de la vendeuse.

Bruno apparut, désorienté, le nez levé et le regard au loin. Il s’arrêta juste devant la vitrine, hésitant.

Soleil, hors d’elle, bondit sur le pas de la porte de l’échoppe sans sortir dans le passage :

— C’est toi qui me pistes, mon salaud ?!

La tête effarée de Bruno se tourna brusquement vers elle.

— Mais… non… qu’est-ce… bredouilla-t-il.

— C’est toi qui étais dans le taxi ? continua, angoissée, la blonde furie.

— Moi… ? non… pataugeait-t-il, oui, là, c’est moi !

— Oh, tu m’as foutu une de ces frousses…

Soulagée, Soleil plaqua le chapeau dans les mains de la vendeuse aux mirettes écarquillées et rejoignit son ami.

— Qu’est-ce que tu fabriques, Soleil ? se reprit Bruno, tu craignais qui ? Dis voir…

— Mais tu m’espionnes, ma parole ! fit-elle, outrée, tu te défies de moi !

L’homme brun la fixait d’un regard intense.

— Quel jeu tu joues, hein ? Tu manigances quoi ? Avec qui ? Le friqué, c’est ça ?

— Tu devais l’appeler ! Il tient à te voir.

— Il va me voir. Il va même m’entendre !

— Bon sang ! N’en fais pas un ennemi, il tire dans le même sens que nous.

Soudain, elle se jeta dans ses bras, tremblant de tout le corps. Des passants se retournaient sur le couple avec des demi-sourires indulgents.

VOIR PLUS…

 

LAMPEDUSA : ENTRE EXPATRIE ET VACANCIER, L’HONTEUX CACHE-CACHE

L’expatrié arrive de nuit, non pas sur la plage des lapins Lampedusa, Lampedusa adorée par les estivants, mais sur une jetée de béton en mauvais état.

D’un côté, la plage, les parasols, la mer qui vient lécher les pieds délivrés des tongs d’été. De l’autre, des rescapés frigorifiés, hagards, épuisés.

LA TRANSHUMANCE FORCEE GENE « LE PETIT COMMERCE » :

Il fut un temps où les migrants débarquaient sur la plage même, du moins ceux qui avaient échappés au naufrage. Mais le charme de cette île isolée, morceau d’Afrique jeté à la mer, nommée  Lampedusa, baignée à la fois par la Méditerranée et le soleil, ont fait naître des intérêts. Qui ne font pas bon ménage avec la misère visible.  Aussi, aujourd’hui, les réfugiés sont secourus au large et débarqués de nuit, hors de la vue des estivants insensibles à la tragédie qui se déroule à deux pas !

EN REFUSANT LES EXILES L’EUROPE FAIT HONTE :

Et les habitants ? Les autochtones qui ont vu leur vie bouleversée ? Hé bien, ils se plaignent des cette recrudescence d’arrivées de migrants. Mais dès que le besoin s’en fait sentir, le réflexe des gens de mer joue à plein.

L’Europe, toute l’Europe fait honte, elle qui a connu les incroyables destructions de la guerre en 1944 et 45, et ne peut avoir oublié le désarroi d’avoir tout perdu. Honte et déshonneur aux gouvernements européens et à leurs opinions publiques qui claquent leurs portes au nez des exilés, alors même que ces derniers représentent moins de un pour mille du nombre de ces « favoris de la Paix »…

Quant aux vacanciers, il faut avoir un certain cynisme – ou à tout le moins un égoïsme hypertrophié – pour choisir comme lieu de vacances et de farniente cette île devenue célèbre parce que citée à longueur d’informations pour les drames qui s’y déroulent… !

ROMAN NOIR OU THRILLER, VOICI « MICMACS HORRIBILIS »

Ou comment un détective privé, condamné aux adultères – en fait un jeune homme qui a voulu fuir le chômage – se trouve propulsé dans un monde angoissant et sans scrupules de sbires de toutes sortes qui se meuvent dans un éternel secret…

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EXTRAIT :

La circulation était dense et il eut du mal à se rapprocher à la distance d’une voiture.

« Il va me faire le coup du couloir de bus, je suis bon pour me ramasser un P.V. ! »

Alors, de la main gauche, il fixa sur le toit, au-dessus de lui, un gyrophare éteint.

« Ca peut aider. »

En effet, le taxi avait pris la file de circulation réservée aux bus. Marcus laissa un second taxi serrer son confrère et colla aussitôt à sa malle arrière. Au premier carrefour, le taxi intercalé voulut se rabattre pour lui laisser le passage !

Marcus freina et lui fit signe de continuer; ce qu’il fit.

« Bel exemple de conditionnement à l’ordre public… On tient à sa licence, pas vrai ? Du coup, quel est le flic qui peut s’interdire l’abus de pouvoir ? D’autant qu’on leur a martelé qu’il est interdit d’interdire… »

Un policier en service sur le bord du trottoir se baissa pour regarder qui conduisait ce véhicule à gyrophare.

Marcus lui adressa un grand signe amical, la main levée.

« Quel métier ! »

Quelques minutes plus tard, le taxi filé bifurquait dans une contre-allée desservant des places de stationnement, ce qui contraignit Marcus à s’arrêter juste derrière lui.

« C’est dans ces cas-là que l’absence de fausses moustaches se fait cruellement sentir… Faudra remédier. »

L’homme mince claqua la portière du taxi et se dirigea droit sur un bloc-toilettes.

« Putréfaction ! Arrêt pipi maintenant ! Moralité : « Casanova » ne m’a pas emmené devant chez lui… Je suis comme qui dirait… berniqué. J’ai pas fini de lui coller au train. »

Devant lui, le chauffeur de taxi devait sûrement compter ses sous.

« Il avance ou quoi, Poil-en-biais ? J’ai pas fini ma journée, moi ! »

Le gyrophare s’alluma, se mettant à tourner tandis qu’il actionnait à plusieurs reprises les « plein phares ».

Le chauffeur fit un signe d’apaisement et, illico, dégagea la contre-allée.

L’oeil anxieux, Marcus cherchait désespérément une place libre. Voyant cela, un policier leva la main pour attirer son attention et lui indiquer un emplacement qu’un automobiliste libérait. Doucement, il fit avancer sa voiture vers la place autorisée. Sitôt garé, coupant le moteur, il s’extirpa de son siège et… alla serrer la main de l’agent ! Qui salua ensuite, un doigt au képi :

« Le gyrophare… »

Marcus se retourna et, faisant demi-tour, fit disparaître vivement l’engin à l’intérieur de la voiture puis jeta un regard vers le bloc-toilettes.

L’homme mince en sortait affublé d’un noeud papillon.

D’un geste discret, Marcus désigna l’homme au policier qui, en signe de connivence, ferma avec ostentation les yeux et se retourna vers la circulation.

L’homme au noeud papillon se dirigeait vers l’étal d’un fleuriste; il choisit une rose en bouton qu’il fixa au revers de sa veste.

Faisant mine d’attendre devant le pipi-room, Marcus observait la scène d’un regard en biais. Il hocha la tête :

« Insatiable ce « Casanova », il concourt pour le Guiness ou quoi ? »

A présent, son gibier consultait sa montre bracelet.

« Pour peu qu’il bouffe du lapin, je me fais une varice supplémentaire… »

Soudain, contre toute attente, ayant encore une fois consulté sa montre, l’homme se mit en mouvement et, d’un air déterminé, pénétra dans la banque la plus proche.

« Parole ! C’est un hold-up… Me voilà dans une foutue embrouille. »

Sitôt dans la banque, il détailla les clients pour tenter de repérer les complices possibles mais il ne voyait que des gens à l’allure de friqués, bien éloignés du profil du braqueur de cinéma. Il en conclut que le gangstérisme était en train de changer de classe sociale.

L’homme mince, lui, fricotait posément avec les formulaires mis à disposition.

« Ca sent l’orage… »

C’est alors qu’il repéra un client opulent tant par le costume que par l’anatomie. Son tour venu, le caissier le salua comme une connaissance et prit le papier qu’il lui tendait; il se leva pour disparaître dans une pièce voisine et revenir aussitôt avec un attaché-case de cuir noir qu’il remit aux mains de l’homme opulent.

« C’est maintenant ou jamais que ça va péter… »

Marcus jeta un regard de biais vers « Casanova » qui semblait avoir terminé ses écritures… Lequel se retourna et fit deux pas en direction de l’homme à l’attaché-case noir. Ce dernier, après s’être légèrement éloigné du guichet, semblait chercher quelqu’un. Soudain, se décidant, il piqua droit sur « Casanova » qui, sans s’arrêter, prit l’attaché-case qu’on lui tendait et sans un mot se dirigea vers la sortie.

Marcus relâcha sa respiration et, dans une sorte de réflexe, emboîta le pas à « son client ». Ce « Casanova » le fera mourir avant l’âge ! Et ce, au moment même où l’espérance de vie augmente…

« Ah, ça n’a pas duré longtemps Byzance ! »

D’un pas décidé, l’homme mince portant l’attaché-case noir filait vers la bouche de métro. A plus de vingt mètres, Marcus hâtait le pas.

« Sûr que dans un lieu clos, on l’entendrait mon palpitant… »

A suivre chez l’éditeur

CES ENNEMIS DU NUMERIQUE…

Qui a toujours traîné les pieds en matière de livres numériques ?

Qui – quand enfin ils se sont résolus à en proposer au lectorat – a refusé de trop baisser les prix de leurs books qui, logiquement, devaient ne coûter qu’entre 3 et4 € ?

Nos chers éditeurs !

Et cela par pure routine, cet esprit de résistance à toute nouveauté. Mais, aussi, par parfait intérêt catégoriel ! Alors, les « envois non commerciaux : livres gratuits avec ISBN à destination des leaders d’opinion »  (les fameux « services de presse ») bénéficiaient du tarif lettre.

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Aussi, quand au 1er janvier 2015, la Poste instaure la règle suivante : dès qu’un objet envoyé sous pli dépasse 3 centimètres d’épaisseur, il sera facturé non plus au tarif du courrier lettre mais à celui de « colissimo ». Gémissements déchirants dans le monde de l’édition ! Qui se tourne vers le gouvernement, si bien qu’au 2 mai 2016 est lancée une expérimentation chez trois éditeurs pour réduire le coût des envois.

C’est un peu fort quand on sait que l’expédition d’un livre numérique est gratuit. Quelle est la part de responsabilité des critiques qui ne sont pas équipés de liseuses… ? Même routine ?

Tous gardent ce système dispendieux consistant à envoyer des livres brochés tous azimuts, mais par lequel ils croient préserver leurs intérêts en repoussant la concurrence du numérique. Résultat : on trouve chez les soldeurs quantité « services de presse » revendus…

Freiner des quatre fers pour la commercialisation de l’ebook est d’autant plus risible que le lectorat n’a pas d’appétence pour le livre numérique, restant attaché au livre papier…

Voir ACTUALITTE

DU DEVOIR EN POLITIQUE…

IL Y A TRENTE ANS, Michel ROCARD écrivait dans son livre « A l’épreuve des faits » :

« Face au problème de la production des richesses (la croissance) les réponses les plus répandues sont celles du néo-libéralisme tel qu’il est pratiqué en Angleterre et aux Etats-Unis.

« Ces libéraux considèrent que la politique la plus adéquate est de laisser jouer, par une réduction généralisée de l’intervention étatique, les forces invisibles et anonymes du marché = ils espèrent ainsi rendre les sacrifices et les dommages plus tolérables, en persuadant la société que nul n’est responsable de ces ajustements douloureux, qu’ils résultent simplement de forces insaisissables sur lesquelles personne n’a prise. »

Ajustements douloureux auxquels échappent 10 % de la population, des actionnaires aux « manageurs » ! L’accumulation de richesses étant le b a ba du système capitaliste… Nous en sommes là aujourd’hui : pendant TRENTE ANS, la grande majorité des politiciens n’ont pas cherché à lutter contre cette tendance. Ils l’ont accepté ! Après un tel bilan, ce sont ces mêmes politiciens, toutes tendances confondues, qu’il convient d’empêcher de nuire plus longtemps.

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D’où l’idée de leur interdire de se présenter à l’élection de la Constituante nouvelle retirant au Président de la République ces pouvoirs exorbitants dont il bénéficie aujourd’hui.

Qui préconise cette politique pendant que tous les autres candidats ne rêvent quau tapis rouge ? Jean-Luc Mélenchon, c’est un fait !

On ne peut – honnêtement – rejeter sa candidature sans lire, au moins une fois, ses propositions.

 

LE DILEMME DU COMMERCE

On ne présente plus Zemmour, cet islamophobe outrancier; il n’en est plus à une dérive près. Ce sont ses exhortations délirantes qui justement font vendre !

Aussi RTL défend son chroniqueur, becs et ongles ! Le drame de RTL avec Zemmour – comme celui d’Albin Michel, son éditeur – est le même que provoquent les best-sellers chez les libraires…  « On finit par aimer ce que l’on vend et non plus à vendre ce que l’on aime ».

Dans « Un quinquennat pour rien », Zemmour n’a pas publié toutes ses chroniques (car le livre n’est qu’une resucée de celles passées). Il a « oublié » de faire imprimer celle où il conseillait de bombarder Molenbeek…

Ce qui n’empêche pas son éditeur de lancer une publicité éhontée, titrant en lettres énormes « LES ENVAHISSEURS… IL LES A VUS… malgré que son Eric préféré ose proclamer que « les soldats du djihad sont considérés par tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas, comme de bons musulmans »…

Ah, quand on a un fonds de commerce, on ne le lâche pas facilement ! Eh oui, cela concerne pleinement les éditeurs, moi qui croyait que ce public de lecteurs ne lisait guère..

D’après Actualitté

LETTRE OUVERTE AUX MACRONEUX

Il serait, paraît-il, le troisième choix des électeurs de gauche… De gauche, j’insiste. Derrière Mélenchon puis… Hollande. Macron ! Il est vrai qu’aujourd’hui le terme « gauche » signifie tout et son contraire depuis la trahison éhontée de Hollande. Ehontée, j’insiste.
Donc, voilà un bonhomme à la denture particulièrement carnassière, qui se dit « ni de droite, ni de gauche », qui n’est pas « socialiste », qui feint de ne pas comprendre pourquoi il est traité de « félon », et qui se croit seul capable de « réformer », action dont « le pays a besoin ». Un de plus ! C’est maladif… Tous docteurs de Molière, la purge, la saignée, que sais-je encore, mais l’humain… jamais rencontré, pas perçu, ignoré. Enfin, l’humain de base; le pas propriétaire, le pas argenté. Parce que l’autre, le moyen de la classe, le manipulé aisément, le qui se pousse du col, alors oui : il le recherche Macron… en marchant, avec son sourire si content de lui !

macrones-680804__180(mais non, pas macaron !)

Faut-il qu’une partie de l’électorat soit ignare pour se faire enfumer de la sorte et considérer tout ce qui n’est pas de droite comme « socialiste ». Socialiste fictif, oui ! La contradiction entre paroles et actes leur échappe. Complètement.
Résultat : je tire mon chapeau à Mélenchon, il lui en faut du courage…

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